Entrevue nostalgique avec Vincent Vallières

Vincent Vallières sera en spectacle le 8 décembre chez Valspec. Après une pause dans le temps des fêtes, il sera de retour sur scène le 13 janvier et s’arrêtera à la salle Pauline-Julien une semaine plus tard.

Vincent Vallières parcourt le Québec avec son spectacle Le temps des vivants relié à son dernier opus sorti au printemps dernier. Le spectacle en deux parties présente certaines chansons du nouveau disque, mais aussi plusieurs de ses disques précédents. Il sera dans la région, le 8 décembre à la salle Albert-Dumouchel, pour un dernier spectacle avant une longue pause pendant le temps des fêtes.

Une pause de cinq semaines est-ce que c’est pour passer du temps en famille?

Dans le temps des fêtes les spectacles de chansons font relâche pour laisser place à d’autres musiques et aux festivités du temps des fêtes. Souvent, les tournées font relâche à ce temps-ci de l’année. J’ai quelques engagements. Je fais, entres autres, un grand spectacle dans le Vieux-Port avec plusieurs artistes pour le jour de l’An. Sinon, ce sera du temps en famille pour aller jouer dehors.

Est-ce que vous êtes un nostalgique? Avez-vous le temps des fêtes plus festif ou triste ?

Les deux. Il y a toujours une nostalgie qui me ramène aux gens qu’on a perdus dans les dernières années et pour qui on a une bonne pensée. De l’autre bord, Noël c’est beaucoup la fête des enfants. Les grands rassemblements familiaux, je trouve ça toujours agréable et porteur. D’un bord, ça nous fatigue, dans le sens qu’on se couche trop tard et qu’on mange trop. De l’autre bord, il y a un côté de ressourcement à passer du temps de qualité avec les gens qu’on aime et qu’on ne voit pas assez souvent pendant l’année.

Dernièrement, on a vu sur votre Facebook une photo de votre walkman jaune que vous avez retrouvé. Qu’est-ce qui jouait dans votre walkman à l’époque?

J’ai retrouvé une cassette d’un spectacle que j’avais donné. Sinon, très jeune, c’était la musique des New Kids on the Block. Aussi, le groupe rock que j’aimais quand j’étais enfant c’était Def Leppard. C’était surtout la musique des années 1980 que j’écoutais dans mon walkman. Et, j’avais une cassette des Beatles aussi.

Pour faire un lien avec l’actualité (on apprenait le décès de Patrick Bourgeois la veille de l’entrevue), est-ce qu’il y avait des chansons des BB dans votre walkman?

Il y en avait dans le walkman de ma sœur à fond la caisse. J’étais surpris et ému de constater le décès comme tout le monde. C’était vraiment un artiste et un mélodiste qui a marqué l’histoire de notre chanson. Ce sont des mélodies qui ont marqué notre mémoire collective et qui ont marqué le début de l’adolescence des gens de ma génération. Toutes mes amies de filles ont vu les BB en show. Ça été, des fois, leur premier concert de rock, comme c’est le cas de ma sœur. Moi comme gars, je me rappelle qu’en sixième année c’était la folie des BB. Tout le monde connaissait les chansons par cœur et on les connaît encore par cœur aujourd’hui.

Restons dans la nostalgie et les années 1990. En 1993, les Canadiens remportaient leur dernière coupe Stanley. Comme grand fan de hockey, êtes-vous nostalgique de cette époque?

Ce qui fait que je deviens de moins en moins fan depuis quelques années, au-delà de la non-performance des troupes, c’est l’espèce de désengagement des joueurs dans la communauté. Ça me déçoit que les joueurs, qui ont accès à des professeurs de français, ne parlent pas français plus que ça. Ça leur permet mal de mesurer l’impact qu’ils peuvent avoir, pas juste à Montréal, mais à Chicoutimi et jusque dans le Grand Nord québécois. Mon sentiment d’appartenance est moins fort que ce qu’il a déjà été avec ce nouveau marché-là où le joueur est devenu une entreprise en soi.

 

Questions inspirées des titres du dernier album

On danse comme des cons
C’est quand la dernière fois que tu as dansé comme un con?
C’est dans mon dernier spectacle parce qu’on fait une chorégraphie dans le spectacle et ce n’est vraiment pas glorieux. J’ai donc la chance de danser comme un con plusieurs fois par semaine de ce temps-là (rires).

Et même si
Et même s’il n’y avait pas de neige à Noël est-ce que ça serait un beau Noël ?
Oui, il y a moyen d’avoir de beaux Noëls quand même, mais c’est préférable d’avoir de la neige. Je trouve ça beau et poétique la neige. S’il n’y en a pas, on va faire en sorte que la magie s’installe quand même.

Au matin du lendemain
Le matin d’un lendemain de veille, tu fais quoi?
Je vais m’acheter un beau Kombucha. Ça réhydrate de façon spectaculaire. Mais, ça m’arrive moins souvent qu’avant d’être lendemain veille, donc ça ne me coûte pas trop cher de Kombucha.

Je n’ai pas cessé
Bien que tu sois papa de 3 enfants, qu’est-ce que tu n’as pas cessé de faire?
Je n’ai pas arrêté de tripper. Dans le sens que l’arrivée des enfants dans notre vie, ça m’a comme rendu plus conscient de la valeur du temps. Mon désir d’inventer des choses et de vivre des expériences en tous genres a comme grandi avec leur arrivée. Ça été comme une lumière pour nous.

 

 

 

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