Encore un petit tour de carrousel avec Alain Morisod & Sweet People

 

La tournée Goodbye River Blues d’Alain Morisod & Sweet People s’arrêtera à la salle Albert-Dumouchel, le 19 mai. Un spectacle d’adieu, qui n’en sera peut-être pas un.

Arrivé au Québec, le 2 avril, le groupe Suisse avait déjà donné cinq spectacles lors de l’entrevue de VIVA média avec Alain Morisod, lundi matin. Les musiciens se trouvaient sur la Côte-Nord où ils présentaient un spectacle, avant de reprendre la route vers les autres 40 salles de spectacle où ils se produiront dans cette tournée. Depuis 1978, le groupe vient au Québec chaque deux ans, habituellement au printemps.

« On a la chance d’avoir un public qui nous ait resté très fidèle même si l’on ne passe pas souvent à la radio ou à la télévision. Au Québec, on a dû faire plus de 1800 spectacles. Les gens nous attendent et aiment notre complicité. Le Québec restera ma plus belle histoire », lance Alain Morisod, qui a ses habitudes quand il vient ici. D’ailleurs, il profitera de sa présence sur la Côte-Nord pour manger un bon homard.

Le temps qu’il nous reste

Alain Morisod l’avoue, ce n’est pas vraiment un adieu. Le groupe, qui vit une véritable histoire d’amour avec le Québec depuis 40 ans, reviendra peut-être pour donner quelques spectacles, mais pas pour une tournée de cette ampleur. Si Jean-Jacques Egli, 74 ans, est fatigué, les autres membres du groupe ont encore l’envie et l’énergie de monter sur scène. Il faut dire que Julien Laurence, lauréat de la Nouvelle Star en France en 2004, s’est joint au groupe il y a 11 ans. Alain Morisod affirme que ce nouveau chanteur a une voix extraordinaire et donne une énergie différente.

« Je ne vous dis pas que je reviendrai. Je ne vous dis pas que je ne reviendrai pas. On va voir comment ça se goupille face à certains membres du groupe. Il y a beaucoup de monde aux spectacles et les gens sont tellement réceptifs. C’est difficile de dire qu’on arrête. On modulera peut-être, mais ça ne sera plus comme avant », explique Alain Morisod, précisant que s’ils lèvent le pied, ce n’est pas par envie, mais plus parce qu’à un moment donné les limites physiques se font sentir.

« Quand on est bien installé dans le carrousel, on n’a pas envie d’en descendre. On a envie de continuer un tour ou deux. »

Classiques et surprises

Alain Morisod & Sweet People pourrait se contenter de piger dans ses plus grands succès, tels River Blues, Le temps qu’il nous reste, Une chanson italienne, Ce n’est qu’un rêve, Les violons d’Acadie et Lac de Côme pour construire leur spectacle. Préférant surprendre son public, le groupe a préparé quelques surprises, dont Hotel California, The Final Countdown  et même une chanson de Queen.

« Notre public de base commence à 50 ans, mais des dames de 35-40 ans accompagnent leur mère et elles connaissent toutes nos chansons parce qu’elles ont été élevées avec. Elles ont un plaisir fou parce que le spectacle a beaucoup évolué. On fait des choses différentes que les gens n’attendent pas de nous, lance-t-il. Aujourd’hui, les jeunes regardent ce qu’ils veulent, quand ils veulent. Ce qui est important c’est d’avoir quelqu’un sur le fauteuil. Le plaisir d’une dame de 70 ans est aussi important qu’un petit gars de 20 ans qui s’éclate. »

La diversité des membres du groupe fait qu’il ne ressemble à personne. On ne sait jamais ce qu’ils vont chanter et qui va chanter. « Je pense que les gens ne s’emmerdent pas à nos spectacles. Ils viennent ici et ont du plaisir. On aime ou l’on n’aime pas, mais on ne ressemble à personne », conclut Alain Morisod.

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