Bernard Séguin Poirier voit grand comme le cosmos

Bernard Séguin Poirier
Bernard Séguin Poirier

Bernard Séguin Poirier s’est fait discret dernièrement. C’est qu’il réfléchissait à sa carrière et à ce qu’il voulait faire pour les 25 prochaines années. Il voit poindre une période importante de sa démarche artistique.

Bernard Séguin Poirier fait toujours tout en grand. C’est dans cette lignée qu’il a convoqué les journalistes pour leur annoncer pas une, mais bien cinq nouvelles qui marquent sa 48e année de carrière. Il s’impliquera peut être un peu moins dans des projets locaux, car ils se préparent à vivre des expériences nationales et internationales.

Période intense

Son premier défi sera de produire 98 œuvres sur le thème du symbolisme cosmique et dans lesquels on retrouvera l’expression de sa vie intérieur et spirituelle. Ces créations seront lumineuses et cosmiques. Elles mettront les lignes, les mouvements et la forme de l’avant. Afin de permettre à ses œuvres de voyager encore plus facilement, un livre d’art biographique sera lancé sur cette période de création de première importance pour l’artiste

« J’ai commencé un travail qui est très imposant et qui demande beaucoup de réflexion, de concentration, beaucoup de moi. Je veux prendre le temps de me donner à mes œuvres. C’est comme ça que j’ai créé le projet 98. C’est la terre représentée par la lumière, des vibrations, des cris de cœur. De cuisson en cuisson, je me bats pour être de plus en plus lumineux», dit l’homme d’affaires, artiste et spécialiste en marketing.

Pour jeunes et moins jeunes

La Fondation Espace Enfant, créé il y a trois ans, ouvrira ses ailes encore plus grandes en devenant la Fondation Rolande Séguin. Ce changement de nom rendra hommage à la grande dame qu’était sa mère.

« Rolande Séguin qui était surnommée Ro. Elle a fait au-delà de 4500 pièces d’art sacré pour le clergé. Cette femme a toujours travaillé dans le silence, car le clergé ne reconnaissait pas la signature d’une femme sur une œuvre sacrée. Elle a enseigné toute sa vie et a été une disciple de Paul-Émile Borduas. Elle était une femme extraordinaire », souligne l’artiste dont la vie est marquée par cette grande femme qui était sa mère.

En invitant des enfants et des personnes du troisième âge à créer ensemble, la fondation désire tisser des liens créatifs intergénérationnels et laisser une empreinte positive sur les participants. La fondation va ouvrir ses portes à l’échelle nationale, mais aussi à l’international avec des projets de réalisation d’œuvres en France et en Espagne.

L’émailleur a, entre autres, le projet gigantesque de faire créer des mosaïques à 2600 personnes à travers le Québec lors des ateliers de création. Elles seront mises en commun dans une grande murale intitulée Empreinte de femme, comprenant aussi des œuvres de Bernard Séguin Poirier. Cette dernière sera revendue en 40 panneaux au coût de 5000 $ chacun pour financer la Fondation et ses projets en art visuel, mais aussi en danse, peinture, sculpture, musique et art littéraire.

« On veut aider d’autres associations, remettre des bourses, partout où on peut aider sur le plan artistique pour que les gens puissent s’affirmer. C’est tellement important. C’est merveilleux de voir ce que l’art peut faire », déclare Bernard Séguin Poirier.

Exposition locale

La galerie aux Cèdres présentera, du 1er mai au 30 juin, une exposition mettant à l’honneur de magnifiques assiettes réalisées par le peintre émailleur. De différentes grandeurs, les pièces sont toutes représentatives des créations colorées et lumineuses de Bernard Séguin Poirier. Cette année, l’artiste espère aussi pouvoir réaliser les travaux d’agrandissement à l’intérieur de la chapelle.

Un classique

Malgré son horaire bien chargé, le calendrier annuel illustré par ses œuvres sera de retour. Le thème central sera le 375e de Montréal. Comme l’artiste ne fait jamais rien à moitié, il a décidé d’en produire deux versions, l’un sur le Montréal architectural et l’autre sur le Montréal humain. L’artiste promet un lancement extraordinaire des calendriers 2017, le 21 juin prochain. Un événements pendant lequel les convives pourront admirer les 26 tableaux ayant servis pour le produit imprimé, qui sera encore une fois surdimensionné. Pour une première fois l’achat des calendriers pourra se faire sur Internet.

Bernard travaillera beaucoup dans les prochains mois. Cela ne l’inquiète pas. C’est avec toute sa passion qu’il s’investira dans cette nouvelle période de sa vie et qu’il portera ses messages partout sur les chemins qu’il empruntera.

« Quand l’artiste travaille et passe son message, il ne meurt pas. J’ai l’intention d’être là, bien présent jusqu’à ma mort », affirme l’homme de 66 ans qui est encore bien vivant.

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