Autant en emporte le vent

Une pièce professionnelle qui a eu l’heur de plaire à l’étudiante de la Cité-des-Jeunes, Camille Normandeau. (Photo Gunther Gamper)

L’enseignant de l’École secondaire de la Cité-des-Jeunes, Michaël Grégoire, est allé voir la pièce Hurlevents avec ses élèves de 4e secondaire des groupes de Français enrichi. La pièce présentée au théâtre Denise-Pelletier a inspiré plusieurs des étudiants qui ont décidé d’en faire une critique. Au cours des prochaines éditions, nous publierons quelques-uns des textes de ces jeunes. Voici un article proposé par Camille Normandeau qui a vécu une formidable soirée de théâtre.

La pièce Hurlevents, écrite par Fanny Britt et mise en scène par Claude Poissant, était présentée au théâtre Denise-Pelletier du 31 janvier au 24 février. Cette pièce est pleine d’échos au roman Les Hauts de Hurle-Vent, tant dans les personnages que dans les dialogues ou dans les costumes. Elle nous transporte dans la soirée de trois colocataires : Émilie, Édouard et Isa. Ils se préparent pour l’arrivée de leur professeure bien-aimée, Marie-Hélène, lorsque Catherine, la sœur d’Émilie, débarque avec son copain, Sam Falaise. Au fil de la soirée, on découvre la vraie nature des personnages, tous aux prises avec leurs problèmes et leurs douleurs. On observe l’évolution de la situation qui devient de plus en plus compliquée.

Les malaises, qui ne manquent pas, sont poignants et renforcent le caractère sombre de cette pièce extraordinaire, caractère apporté par des thèmes très actuels comme l’inconduite sexuelle et par des effets techniques, comme l’arrivée des personnages, soulignée par un flash de lumière et un bruit oppressant. Les comédiens, très crédibles, nous font croire à leur histoire, particulièrement Florence Longpré (Émilie) qui nous entraîne dans son univers, ses pensées et sa décadence. Alex Bergeron (Sam Falaise) ressort aussi particulièrement du lot avec son ton blasé et ses agissements carrés très différents de ceux des universitaires. La mise en scène de Claude Poissant nous dépeint très bien le caractère de la pièce avec un seul élément : la table au plafond. Les personnages aident également à véhiculer l’histoire parfois difficile à comprendre de Fanny Britt d’une façon merveilleuse. Cette complexité est toutefois nécessaire, car elle laisse une grande marge à notre imagination et nous fait réfléchir tout au long de la durée de la pièce. Cependant, les lecteurs du roman Les Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë, ne sont pas en reste et sont récompensés par des clins d’œil se retrouvant tout au long de la pièce, notamment dans les agissements des personnages.

Tous ces facteurs rassemblés ensemble : les costumes, la lumière, le jeu des comédiens, la mise en scène, l’histoire et plusieurs autres détails nous apportent un succès fulgurant maintes fois applaudi par le public et plusieurs fois reconnu par les critiques.

Par Camille Normandeau

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