Adib Alkhalidey connecte avec le public

Connu pour son passage aux Beaux malaises, son rôle majeur dans le succès de la série Like moi ainsi que ses capsules Web Pause Kahwa, il parcourt la province pour présenter son deuxième spectacle solo, Ingénu. Le public de la région aura la chance de l’entendre le 6 octobre à la salle Pauline-Julien, et le 3 novembre au pavillon Wilson de Coteau-du-Lac.

« C’est un spectacle si on veut qui est un peu plus intimiste. Le mot serait “unplugged”, c’est juste moi et le public, décrit l’humoriste. C’est mon style à moi, mais sans tout le flafla et les fioritures que j’avais dans mon premier spectacle. » En effet, Adib Alkhalidey souhaitait connecter avec son public, sans béquille que peuvent être un décor ou d’autres éléments superflus. Il confie toutefois que cette volonté de changer d’air s’est avérée un défi artistique. « C’est juste moi et le contenu…ça m’a forcé à écrire, je pense, mon meilleur matériel », admet-il.

Le phénomène à la chevelure rebelle croit que le public passe un bon moment à son spectacle, un accomplissement dont il est fier. « Lorsque je parle aux gens après un spectacle, j’ai l’impression qu’on a vécu une réelle connexion », révèle-t-il.

Pause café

Adib raconte qu’il a longtemps été préoccupé par le fait qu’il n’avait pas de rôle. « Les seuls que j’avais c’était ceux que je m’écrivais. Je me suis mis à écrire mes propres trucs. » De là est né le projet des Pauses Kahwa. Après avoir rencontré ses acolytes (Roman Frayssinet, Mehdi Bousaidan et Anas Hassouna), il a rapidement su qu’il devait faire interagir ces personnes-là devant la caméra. « Vu qu’on était tout le temps dans un café, moi je suis juste parti de la réalité… On avait des conversations sur tout et sur rien. J’ai voulu amener la crème de la crème de ces moments-là. » Et l’humoriste se félicite d’avoir apporté quelque chose de nouveau et de différent pour les Québécois. Des capsules à saveur québécoise, au registre de langue très montréalais « qui n’existe pas nulle part ailleurs dans les médias », précise-t-il. Pause Kahwa met notamment de l’avant les quartiers de la métropole dont on ne parle que très peu à la télévision : « moi je viens de Ville Saint-Laurent, Anas de Montréal-Nord, Mehdi vient de Laval et Roman vient de Paris, ce qui crée tout un univers.  On porte en nous nos quartiers, je suis très fier de ce projet-là », conclut-il.

Aimez-le!

Adib Alkhalidey occupe une place de choix au sein de l’équipe de la télésérie Like-moi, qui obtient un grand succès auprès des téléspectateurs québécois. Mais l’humoriste était loin de se douter que ce projet prendrait autant d’ampleur. «  C’est difficile de prédire le succès de quoi que ce soit, mais moi j’étais persuadé qu’on allait avoir du fun. » Et ce plaisir transperce l’écran depuis deux saisons déjà. Adib vient à peine de commencer le tournage de la troisième saison, laquelle proposera la même recette gagnante au public. « Cette saison, je vais avoir des nouveaux personnages vraiment particuliers, que les gens n’ont jamais vus. Même moi je ne sais pas encore comment je vais les jouer tellement c’est nouveau et particulier », s’exclame le comédien en riant.

5 questions du coq à l’âne

Tu dois choisir : réseaux sociaux ou la télévision Réseaux-sociaux, parce que j’adore la liberté que ça me procure, l’instantanéité, l’autonomie qu’on est obligé de développer.

Qu’est-ce que tu like sur Facebook Des vidéos de gens inspirants, connus ou pas, j’adore les histoires de gens qui ont fait quelque chose de spécial.

Un sujet tabou dont tu ne parlerais jamais en spectacle Moi j’écoute mon cœur, tout mon corps résonne quand je dois parler d’un sujet, je ne me retiens jamais…

Ton meilleur déguisement d’Halloween Je suis le gars plate qui met un nametag  sur son t-shirt et qui crie le nom de quelqu’un d’autre. Je suis le déguiseur ironique. Une fois on m’a obligé à me déguiser et j’étais en joker, j’ai vraiment apprécié l’expérience.

La cause pour laquelle tu accepterais de raser tes cheveux La plus convaincante! La plus persuasive.

 

 

À propos de l'auteur

Myriam Delisle

Journaliste

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