Nathalie Clermont portera plainte

Coteau-du-Lac

Le 13 mai dernier, la conseillère du district Hubert-St-Amour à Coteau-du-Lac a affirmé publiquement avoir été victime d’intimidation de la part du maire Guy Jasmin. Elle déposera une plainte à cet effet auprès du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT).

La conseillère Nathalie Clermont portera plainte auprès du MAMROT contre le maire Guy Jasmin.© Marie-Maxime Cousineau
La conseillère Nathalie Clermont portera plainte auprès du MAMROT contre le maire Guy Jasmin.© Marie-Maxime Cousineau

« En allant de l’avant avec ces procédures, je veux amener un changement au sein de la gestion de Guy Jasmin. Il ne peut pas continuer à agir de la sorte », déclare-t-elle avec conviction.

En effet, lors de la dernière assemblée du conseil, l’élue avait déclaré avoir reçu des menaces du maire Jasmin lors d’une réunion des membres du conseil s’étant tenue le 5 mai dernier. Menaces selon lesquelles on lui enlèverait sa maison si elle continuait à répondre aux questions des médias.

« Je me suis renseignée auprès du MAMROT. On m’a informée que c’est mon droit le plus légitime, d’informer les médias et les citoyens de ce qui se passe à la Ville. C’est de cette façon qu’ils savent ce qui se passe autour d’eux », assure-t-elle.

Aussi n’a-t-elle pas hésité à dénoncer les actes du maire Jasmin. Encouragée par de nombreux citoyens qui l’ont applaudie lors de sa déclaration le 13 mai, la conseillère Clermont a décidé de porter plainte auprès du MAMROT. Sa plainte sera déposée en lien avec l’éthique et la déontologie. La conseillère a également l’intention d’étoffer le dossier avec des faits et gestes de M. Jasmin depuis le début de son mandat, en novembre dernier, qui vont à l’encontre d’une bonne éthique de travail.

Des projets qui stagnent

Par ailleurs, la conseillère Clermont déplore que le premier citoyen de Coteau-du-Lac cache des informations à certains conseillers, envoyant des courriels à seulement une partie du conseil. « On essaie de travailler en équipe, le conseil et les cadres de la Ville, mais les cadres ne sont jamais invités aux réunions. Les projets n’avancent pas, il nous manque des informations chaque fois. C’est ce qu’on regrette depuis l’élection du 3 novembre », soutient la Coteaulacoise.

Après la démission de trois employés cadres et d’une agente de bureau et la suspension de la greffière de la Ville, la conseillère indique que les employés municipaux sont très démotivés. Selon elle, le maire « cherche des poux partout » et ne parle qu’au directeur général par intérim.

Néanmoins, elle ne craint pas les répercussions de ses gestes. « Si je n’agis pas, les plaintes et menaces se poursuivront », conclut-elle.

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