Maison des jeunes: S’ouvrir sur la diversité sexuelle

Le ministère de la Justice annonçait récemment une subvention de 11 500 $ pour la Maison de jeunes Les Cèdres afin de l’aider à réaliser un projet de lutte pour la diversité sexuelle.

L’aide financière pour le projet Lutte pour la diversité sexuelle de la maison des jeunes provient du programme Lutte contre l’homophobie, instauré dans le cadre du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie 2011-2016.

C’est un projet qui va viser la problématique de l’homophobie et de la transphobie au niveau des usagers entre 11 ans et 17 ans, afin de contrer l’intimidation, l’exclusion sociale, la diminution de l’estime de soi, les troubles anxieux, le harcèlement et les difficultés scolaires, entre autres, reliés à l’orientation sexuelle.

« Ça va être des activités sous différentes formes, dont des ateliers suivis de discussions, des questionnaires et des présentations, qui vont être offerts dans les trois maisons de jeunes qui sont partenaires avec nous : la Maison des jeunes de Rigaud, la Maison des jeunes de Vaudreuil-Dorion ainsi que la Maison des jeunes de Saint-Constant », explique Marie-Ève Pelletier, directrice de la Maison de jeunes Les Cèdres.

Dans la réalisation de son projet, la Maison de jeunes Les Cèdres formera les animateurs et intervenants des autres maisons de jeunes, afin que ceux-ci soient aptes à utiliser le guide créé dans le cadre du projet Lutte pour la diversité sexuelle.

Marie-Ève Pelletier et les autres intervenants aux Cèdres sont à même de témoigner du besoin dans les maisons de jeunes. Le but est de réduire les interventions sur le terrain avec les usagers et de générer une hausse de l’affirmation de l’identité sexuelle chez les jeunes.

« Les adolescents se cherchent, autant au niveau de leur identité sexuelle que de leur identité sociale et personnelle. On veut vraiment cibler l’identité sexuelle, chose qu’on ne cible pas nécessairement en maison de jeunes. On travaille toutes les autres sphères, mais souvent l’identité sexuelle est laissée pour compte » de rapporter Marie-Ève Pelletier, ajoutant que c’est un sujet difficile à discuter avec les adolescents. Lorsque le sujet est abordé, certains sont étiquetés s’ils essayent de s’affirmer. C’est quelque chose de délicat qui nécessite une formation et des ateliers bien montés, afin de mettre les usagers à l’aise et d’éviter les étiquettes.

Le projet est déjà en branle et les ateliers devraient débuter dans quelques semaines. Si le projet se terminera le 31 mars 2018, l’utilité de certains outils perdurera après la fin du projet.

« Les ateliers qui auront été créés, les outils d’intervention et le guide d’information et d’animation à l’intention des intervenants sont des outils que l’on va créer cette année, mais qui seront réutilisables », conclut la directrice, précisant que le guide sera distribué aux intervenants de Vaudreuil-Soulanges et qu’il va rester dans la communauté.

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