Le conseil, prêt à tourner la page?

Coteau-du-Lac

L’abolition des séances de caucus à Coteau-du-Lac commencent à se faire sentir au sein du conseil : les assemblées municipales s’en trouvent alourdies par de longues discussions qui se concluent le plus souvent par la remise d’une question à une prochaine réunion.

Le maire Guy Jasmin espérait que toutes les communications entre les membres du conseil et le directeur général lui soient préalablement présentées.© Marie-Maxime Cousineau
Le maire Guy Jasmin espérait que toutes les communications entre les membres du conseil et le directeur général lui soient préalablement présentées.© Marie-Maxime Cousineau

Les membres du conseil ne semblent pas en mesure de s’entendre. Plusieurs conseillers disent ne pas avoir suffisamment de renseignements pour prendre des décisions éclairées.

D’entrée de jeu, le jumelage des postes de directeur général et de greffier, qui ajoutera de nouvelles tâches au directeur Luc Laberge, a soulevé des débats au sein du conseil. « M. Laberge en a déjà beaucoup sur les épaules, surtout depuis le départ des cadres à la Ville. Il doit gérer tous les domaines et je crois que ces nouvelles responsabilités ne devraient pas lui incomber », a fait savoir la conseillère Andrée Brosseau lors de l’assemblée publique. Les conseillers Biron et Clermont ont également abondé en ce sens. « Nous avons perdu des gens qui cumulaient de précieuses années d’expérience », a ajouté le conseiller Jacques Biron, soulignant par le fait même que l’absence de ces derniers alourdit désormais la tâche du directeur général.

Pour sa part, le principal intéressé s’est dit apte à occuper les deux fonctions simultanément et il a confiance qu’il pourra relever le défi. Les conseillers Delisle, Thauvette et Delforge, de même que le maire Guy Jasmin, se sont tous prononcés en faveur de cette nomination, qui a été adoptée à la majorité.

De lourdes procédures

En l’absence de caucus, les débats sont courants en assemblée du conseil, tout devant être réglé devant public. N’étant pas suffisamment informés, les conseillers demandent beaucoup de clarifications.

En plus de ces démarches déjà longues et fastidieuses, le maire Jasmin a demandé à ce que toutes les demandes ou questions adressées par l’un des conseillers au directeur général lui soient préalablement acheminées. « Le but est que je sois au courant de tout. Il y a eu des abus par le passé », a-t-il affirmé.

Cette initiative n’a pas fait consensus auprès des conseillers. Quatre d’entre eux se sont opposés à cette formalité qui, estiment-ils, alourdirait encore davantage les procédures.

Une entente possible?

Si l’abolition des caucus ne fait pas l’unanimité, le maire y voit pour sa part une bonne façon de tenir les citoyens informés de ce qui se passe dans leur ville.

Cependant, la conseillère Andrée Brosseau a émis le souhait de restaurer les caucus. « Actuellement, les dossiers stagnent. Je ne mentionne que le stationnement du parc Desforges, le mur de son le long de l’autoroute, le réaménagement des parcs… Nous devons nous rencontrer, discuter, faire avancer les projets », a-t-elle stipulé.

En réponse à la conseillère, le maire s’est dit prêt à envisager cette option tant et aussi longtemps que les conseillers sont prêts à s’entendre. « Si c’est pour être comme avant, quand nous parlions pendant deux heures et que nous n’arrivions même pas à nous entendre sur un sujet, ça ne m’intéresse pas », a-t-il prévenu.

Plusieurs conseillers ont d’ailleurs exprimé le souhait de tourner la page et d’aller vers l’avant.

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