Danie Deschênes : « Ça va trop loin! »

Élections partielles à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot

Danie Deschênes, candidate à la mairie de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, en a assez. La campagne actuelle tourne trop sur sa personne.

Danie Deschênes se dit attaquée personnellement par la campagne de son opposant, Richard Mainville.© Photothèque
Danie Deschênes se dit attaquée personnellement par la campagne de son opposant, Richard Mainville.© Photothèque

Elle déclare : « Je refuse d’entrer dans le jeu des allégations gratuites et mensongères. C’est très vieux jeu d’atteindre personnellement ses adversaires. La politique n’est plus du tout comme ça en 2014, il faudrait le dire haut et fort le 1er juin. Je ne perds pas mon temps à dénigrer mon adversaire, et il devrait se concentrer davantage sur les enjeux de la ville et moins à mon sujet. Ce n’est pas une guerre de pouvoir. Notre travail d’élu est de servir la population, et l’équipe s’y affaire depuis quatre ans. »

Au sujet des allégations de son adversaire à propos de son absence du quart des séances municipales, son collègue Daniel Lauzon, maire intérimaire, répond : « Elle est non seulement présente aux assemblées, mais elle a même eu un bébé pendant notre premier mandat et elle était présente 15 jours plus tard avec son enfant. Ça vous donne une idée de son implication et de l’importance qu’elle accorde aux citoyens. »

En ce qui concerne les enjeux municipaux, les deux candidats ne sont pas sur la même longueur d’onde. Danie Deschênes soutient qu’elle rencontre les gens, qui ont beaucoup de questions concernant entre autres les services aux citoyens, le développement du parc des Éperviers et la fin du projet de piste cyclable sur Saint-Joseph. « J’ai réponse à leurs questions et je prends note de toutes les demandes citoyennes, affirme-t-elle. Je suis conseillère depuis quatre ans. Les enjeux sont réels et, quoi qu’en dise mon adversaire, ce n’est pas le moment de répondre qu’il va étudier le dossier. Nous travaillons en ce moment, pas dans un an! »

Selon la candidate, la fin de la campagne s’annonce difficile. Elle s’engage à travailler fort, à rester au-dessus des attaques personnelles qui l’atteignent ainsi que sa famille et à ne pas attaquer son adversaire sur ce terrain. Elle ajoute : « Je serais heureuse de rencontrer monsieur Mainville pour un débat d’enjeux. Je suis dégoûtée par le fait qu’il perde tant de temps à salir ma réputation au lieu de faire ses devoirs et de discuter avec les citoyens de leurs besoins. Comme il dit à tous que nous avons fait un excellent travail, je me permets une question : mais pourquoi alors se présenter à la mairie et occasionner des coûts supplémentaires aux citoyens? Une chose est certaine, mon adversaire sous-estime l’intelligence des citoyens, qui sont intéressés par la qualité du travail rendu et la réalisation des projets en cours, de façon responsable. »

Marie-Claude Nichols commente

L’ex-mairesse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot et fondatrice d’Option citoyens, la députée Marie-Claude Nichols, ne voulait pas s’immiscer dans la campagne électorale à la mairie. Or, selon elle, la limite a été franchie. « Danie Deschênes vit la même chose que j’ai vécue en 2009 alors que je faisais face à Serge Roy et à Richard Mainville. J’ai dû appeler la police parce qu’on m’avait suivie en voiture. Mon véhicule a aussi été couvert d’œufs une fois », déclare-t-elle.

Selon elle, les attaques personnelles n’ont pas leur place dans une élection : « Je crois que les citoyens seraient gagnants si on débattait des idées et des enjeux plutôt que d’y aller de salissage inutile. »

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