Coteau-du-Lac : aucune accalmie en vue

Ambiance tendue au conseil

Deux démissions de plus s’ajoutent à la liste à Coteau-du-Lac. Une employée est suspendue sans solde à la suite de la décision du maire Guy Jasmin. Des rumeurs de menaces et d’intimidation planent. Une ambiance lourde règne à l’hôtel de ville.

Mardi soir, la conseillère Nathalie Clermont (à droite) a publiquement affirmé avoir reçu des menaces du maire Guy Jasmin en raison des réponses qu’elle prodiguait aux médias.© Marie-Maxime Cousineau
Mardi soir, la conseillère Nathalie Clermont (à droite) a publiquement affirmé avoir reçu des menaces du maire Guy Jasmin en raison des réponses qu’elle prodiguait aux médias.© Marie-Maxime Cousineau

En effet, après le départ du directeur général Gilles Besner en janvier, puis de la trésorière Johanne Lamothe le mois suivant, c’est maintenant au tour de Jean-Paul Sauvé, ingénieur et directeur des Services techniques, et de Carmen Charlebois, qui travaille à la Comptabilité, de quitter le navire. Cette dernière déposera d’ailleurs une plainte pour harcèlement psychologique à l’endroit du maire Guy Jasmin.

« Actuellement, le monde municipal connaît un grand roulement. Les villes font face à beaucoup de démissions. Les employés peuvent choisir de relever de nouveaux défis ou d’avancer dans leur carrière », a indiqué Luc Laberge aux Hebdos du Suroît afin d’expliquer cette avalanche de démissions.

De plus, le 1er mai dernier, le maire et le directeur général ont procédé à la suspension sans solde de la greffière Claire Blais. Lors de l’assemblée extraordinaire du 28 avril dernier, cette dernière aurait manifesté son mécontentement relativement à la volonté du maire de couper de moitié le temps vacances accumulé par les employés-cadres sans que celles-ci soient payées.

Pour leur part, les conseillers Andrée Brosseau, Jacques Biron et Nathalie Clermont se sont opposés à cette décision. « Les étapes qui ont mené à cette suspension se sont faites dans un délai très court », a soutenu Nathalie Clermont. « Compte tenu des circonstances, je ne vois pas la pertinence de sanctionner une employée qui a dit ce qu’elle pensait. C’est inacceptable », a ajouté Jacques Biron.

Devant une opposition égale parmi les conseillers, le maire Jasmin a usé de son droit de veto pour maintenir cette décision.

Menaces et intimidation

Par ailleurs, la conseillère du district Hubert-St-Amour, Nathalie Clermont, y est allée d’une déclaration-choc en assemblée du conseil mardi. Devant public, elle a ouvertement affirmé avoir reçu des menaces de la part du maire lors d’une réunion du conseil s’étant tenue le 5 mai dernier.

« Lorsque j’ai été élue conseillère le 3 novembre dernier, j’ai choisi de représenter ma population. Le 5 mai, j’ai été menacée d’être poursuivie et de perdre ma maison si je continuais de répondre aux questions des journalistes et des médias. Ce soir, je dis oui à mes opinions, à mon jugement et surtout à mon droit de m’exprimer, mais je dis non à l’intimidation et aux menaces », a-t-elle fait savoir. Sa déclaration a d’ailleurs été appuyée par de nombreux applaudissements parmi la foule présente.

Le maire Jasmin n’a jamais nié la situation, insinuant plutôt que, par ses réponses aux médias, la conseillère nuisait à l’image de la Municipalité.

Cette atmosphère tendue a fait réagir plusieurs citoyens, qui ont déploré les agissements du maire. Ils se sont dits tristes que la Ville doive vivre une telle situation. Ils gardent néanmoins espoir que le climat à l’hôtel de ville et parmi le conseil se stabilise.

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