Le coucher de soleil à Oia

PLC Oia_wb« Viens-tu, on va aller voir le coucher de soleil? ». Pardon? J’ai volé jusqu’en Grèce, pris un bateau à Athènes, vogué pendant des heures sur le décalage horaire jusqu’à l’île de Santorini, et on me propose d’aller regarder le soleil?

Je m’excuse d’avance auprès des amants de la nature et des romantiques, mais après tout ces déplacements, le spectacle quotidien du soleil tombant ne m’emballe pas plus qu’il faut. C’est qu’il se couche tous les soirs au Québec aussi…

Alors j’ai répondu : « Ah, OK, super, on y va! » Faut croire que je suis plus suiveux que désintéressé.

À la pointe de l’île

En taxi, on arrive tôt à Oia, qu’on prononce « Ih-A ». C’est un village en flanc de falaise, à la pointe nord de l’île la plus populaire des Cyclades. Moins animé que Fira (le centre touristique de Santorin), l’endroit n’attend que la tombée du jour pour s’animer. Les touristes s’entassent sur les nombreuses terrasses (vaut mieux réserver), ou encore au Fort Lontza.

Lors de mon passage, j’ai siroté un tequila sunrise en mangeant des beignets aux olives et au feta, en attendant, un brin sceptique, le spectacle promis.

Je ne sais pas si c’est la tequila, et tout simplement l’ambiance digne d’un concert rock qui m’a fait changer d’avis, mais j’avoue avoir été conquis par l’expérience!

Facile de succomber. Devant moi, la Méditerranée, des îles volcaniques sur 180 degrés, et un soleil chaud plongeant dans la mer, derrière les montagnes, laissant un reflet orangé sur les quelques nuages dans un ciel d’un bleu pétant.

On voit le soleil tomber, et la nuit arriver dans les dernières secondes, avant que la foule dépose son pique-nique, pour applaudir l’incroyable sortie de scène du jour.

À propos de l'auteur

Pierre-Luc Cloutier

Chroniqueur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *