Les pour et les contre du libre-échange automobile

Toyota Hilux
Toyota Hilux

Un gros traité de libre-échange entre l’Amérique et l’Asie fait les manchettes en ce moment. En gros, on parle d’abolir les tarifs douaniers sur les produits fabriqués à l’étranger, et en échange, nous ne paierons plus de frais de douanes si nous exportons. Une situation gagnante pour tout le monde? Il y a beaucoup de « pour » et de « contre » quand on parle de libre-échange, et particulièrement dans le domaine de l’automobile.

Aux États-Unis, actuellement, il y a une taxe en place que l’on appelle la « taxe du poulet » (Chicken Tax). En gros, cette politique de taxation prévoit de taxer à 25 % les pickups et autres véhicules commerciaux fabriqués à l’extérieur. Cette taxe est décriée par beaucoup d’observateurs de l’industrie parce qu’elle empêche les compagnies asiatiques d’innover et de proposer des alternatives crédibles aux gros pickups américains, qui dominent actuellement le segment. Rappelons que le F-150 est le véhicule le plus vendu au Canada…

Par exemple, si le traité entre en vigueur, cette taxe risque de disparaître, ce qui permettrait à Toyota d’offrir chez nous des véhicules beaucoup plus durables et intéressants, comme le Hilux, qui partout dans le monde cartonne grâce à sa fiabilité légendaire.

Cependant, cette « taxe du poulet » a créé des milliers d’emplois. En effet, pour contourner le 25 % de tarifs, Nissan et Toyota ont construit des usines pour fabriquer localement leurs pickups. Mais bon, l’offre du produit est tout de même limitée…

Quoi qu’il en soit, c’est souvent ça le débat du libre-échange. D’un côté l’innovation, la variété et des prix plus bas, de l’autre, la protection de nos emplois. Voilà un dilemme de politiciens.

À propos de l'auteur

Marc André Gauthier

Chroniqueur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *