Le temps de la chasse

Depuis plusieurs années, je me passionne pour la pêche. J’apprécie, m’évader du quotidien, quelques jours pour aller sur un lac, me tirailler avec des vers de terre, tout en prenant un verre. Le mâle en moi, « décroche » à « décrocher » des poissons.

Tel, le yin et le yang ou Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau; la chasse et la pêche sont très souvent associées. Par contre, ils ne le sont pas dans mon cœur. Ce dernier est trop sensible pour que je cible un projectile dans les « ouïes » d’un daim. J’ai le dédain d’attaquer un daim. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui pratiquent cette activité, sans laquelle nos ancêtres n’auraient jamais survécu.

De mon côté, la seule chose que j’ai déjà chassée, c’est le naturel et le petit sacripant, il est revenu au galop. Sur quel cheval, ça j’en ai aucune idée. Sûrement celui qui, habituellement, transporte le « naturel ». La preuve que je ne suis pas un bon chasseur, je lui ai tiré dessus et il a ressurgi rapidement.

Personnellement, aller à un endroit où quelqu’un a essayé de me chasser, il faut vraiment que l’assaillant soit pourri pour que je retourne au dit endroit. Il faut qu’au minimum il aille les deux yeux dans le même trou, une mire molle et un canon en spirale.

En fait, je pense que la nature de « naturel » c’est de rester lui-même, pis il se dit que, pour rester « lui-même » il a besoin de rester là où il est, près de ses racines. C’est pour ça qu’il a l’air un peu idiot de toujours revenir à l’endroit où on le chasse.

Pour ceux qui sont mêlés en ce moment, dites-vous que moi aussi, je le suis. Je pense que je suis mûr pour quelques jours de pêche dans la nature… loin du « naturel ».

À propos de l'auteur

Etienne Dano

Chroniqueur

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