Illusions enfantines

Le soleil dirige ses rayons sur l’autoroute asphaltée et à l’horizon on peut y apercevoir une sorte de pellicule gazeuse qui me fait drôlement penser à un hologramme. Tel que l’on pouvait observer sur certaines cartes d’hockey et si, on tournait un peu cette dernière, on y entrevoyait deux scènes différentes. Je me demande si les Dieux aux cieux regardent la terre de côté pour y voir d’autres images sur la route.

Les cartes d’hockey; de beaux souvenirs d’enfance. Avec la gomme à l’intérieur, qui goûtait le caoutchouc, avec un arrière-goût de craie blanche et qui était aussi dure que du contreplaqué. Ma génération et ceux avant moi, avons collectionné des cartes sportives, tandis que ceux de la génération suivante, achetaient des cartes de Pokémon… Moi, tant qu’un jour, ils ne se mettent pas à amasser des cartes de politiciens, je reste ouvert aux idées.

Certains jeux avec lesquels j’ai grandi étaient trop vieux pour mon âge. Comme, à 10 ans, jouer au jeu de société Jour de Paye. Nous étions une gang de jeunes, flancs mous, à presque rien faire et attendre que l’argent entre le premier du mois. Que dire du Monopoly où nous devions acheter des terrains et des maisons et où les parties étaient plus longues qu’une hypothèque.

À défaut de paraître « cliché », il existe un jeu qui se joue de moins en moins et il se nomme : « dehors ». Le « dehors » nord-américain, autrefois caractérisé par des parties de hockey balle dans la ruelle, des sauts à la corde ou de cache-cache, a été remplacé par les jeux vidéo et Internet. C’est triste. « Dehors » laisse dans le deuil; les balles perdues en dessous des autos et les cris, du genre : « LES ENFANTS VENEZ SOUPER ».

À propos de l'auteur

Etienne Dano

Chroniqueur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité
Informez-vous
PUBLICITÉ