C’ pas si pire…

Parfois en novembre, le soleil se couche tellement tôt, qu’on a l’impression qu’il ne s’est jamais levé. Il disparaît aussi vite qu’un litre d’essence dans un Hummer.

Dans le but de sortir le méchant qui se cache sous mes pores de peau (causé par le « noir » des journées automnales), j’aime aller à l’occasion dans les Centres de spa détente, je ne sais pas si c’est de cette façon qu’il faut les nommer? (Bains nordiques ou Carrefours de relaxation ou Places où il y a plein de mini-piscines qui font plein de bulles. Je ne sais jamais comment les appeler.)

Terreur, roulement de tambour… Il y a de ça quelques semaines, dans les pages du quotidien montréalais appartenant en grande partie au député de Saint-Jérôme, pour ne pas le nommer, nous pouvions lire un dossier sur la propreté des endroits relaxants que sont les spas. Résultats : deux ou trois sortes de ­bactéries en surnombre dans la majorité des bains. Est-ce que c’est ça qui va m’empêcher d’aller m’y détendre? Je ne crois pas. Non, madame l’analyste, vous ne m’arrêterez pas. Je me suis déjà ­baigné à la plage de Saint-Zotique, moi. J’ai déjà mangé un poisson pêché dans le canal Soulanges, moi. Si j’ai le goût de me faire dorloter avec des milli-parcelles de coliformes fécaux, c’est mon problème.

Je dois vous avouer que je suis beaucoup plus apeuré d’aller dans le « sauna sec » et de ne plus être capable de respirer, tellement l’air est rare ou de plonger dans l’eau extrêmement glaciale et ne plus retrouver mon organe reproducteur que de patauger dans le spa… Finalement, à me relire, je m’aperçois que ça ne me relaxe pas tant que ça…

À propos de l'auteur

Etienne Dano

Chroniqueur

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