Manga franco-belge

Last Man Balak, Sanlaulle, Vivès Ed. Casterman
Last Man
Balak, Sanlaulle, Vivès
Ed. Casterman

En 2013, le triptyque d’auteurs trentenaires composé de Bastien Vivès, Michaël Sanlaville et Balak lançait la série Lastman, un jubilatoire manga à la sauce occidental. Une lecture accrocheuse dont on peine à sortir tant le plaisir des créateurs y est contagieux.
Le jeune Adrian, élève dans une école d’arts martiaux fait la rencontre d’un mystérieux survenant d’un nom de Richard Aldana. Les deux formeront un atypique tandem de combattant d’un tournoi de combat. Le récit s’emballe rapidement, se transformant en véritable road movie spatio-temporel. On y retrouve un étonnant mélange des films Mad Max, Seigneur des anneaux, Star Wars et de l’humour des frères Cohen; des bandes 20th Century Boys, Corto Maltèse et Naruto; des série télé Knight Rider et Game of Thrones. Bref autant d’ingrédients hétéroclites qui lui procurent une saveur unique et ragoutante.
Transcendant ses différentes influences, elle s’en affranchit pour offrir quelque chose d’unique et euphorique. S’abreuvant de la culture populaire, elle en devient incontestablement une icône. Rien d’étonnant, donc, que ce coup de génie de la joyeuse bande de créateurs hyperactifs soit déjà célébré. En effet, Lastman remportait le prix – largement mérité! – de la meilleure série d’Angoulême en 2015, en plus de faire l’objet d’une exposition à la plus récente édition. Époque transmédia oblige, Lastman sera sou peu décliné en une adaptation en animation et un jeu vidéo.
Prévus en 12 tomes, la huitaine de chapitres parus se dévorent d’un seul trait. Alors que les Walking Dead et autres feuilletons du genre s’esquintent, Lastman demeure en selle, plus que jamais au sommet de sa forme.

À propos de l'auteur

Jean-Dominic Leduc

Chroniqueur

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