Le dilemme de la voiture autonome

Verrons-nous, de notre vivant, des voitures 100% autonomes? Capable de vous amener au restaurant, d’aller se stationner, et d’aller vous rechercher à la porte, une fois votre souper terminé?

Sans l’ombre d’un doute! Ce genre de voitures existe déjà. Des systèmes de conduite autonome sont mis au point chaque jour, et déjà, des compagnies comme Google essaient d’obtenir des permis fédéraux, aux États-Unis, pour mettre leur voiture sur la route.

Dans un monde idéal, si toutes les voitures se conduisaient toutes seules et communiquaient entre elles, il n’y aurait pratiquement plus d’accidents. Fini les mauvaises manœuvres et les manques d’attention.

Mais il y a bien une chose que les voitures autonomes ne pourront jamais prévoir. Excusez le pléonasme, mais je parle ici des impondérables. Si un pont s’écroule ou si un gros nid de poule se forme soudainement, aucun système autonome ne pourra prévenir l’accident.

Présumons maintenant que vous êtes assis dans une voiture autonome, en route vers le bureau, et soudainement vous vous rendez compte que votre voiture se dirige vers un accident qui devrait vous être fatal. Si la voiture essaie d’éviter l’accident, elle fonce inévitablement sur des piétons.

Comme l’ordinateur optera probablement pour le moindre de mal, elle évitera de diriger la voiture sur le groupe de piétons, décidant plutôt de risquer la vie du conducteur.

Je ne dis pas que blesser des piétons, c’est mieux. Tout ce que je veux dire, c’est qu’un conducteur a des choix éthiques à faire. Si les machines conduisent, elles auront aussi des choix à faire, et je ne pense pas que nous soyons prêts à acheter une voiture qui quelque part dans sa programmation a l’instruction de mettre en danger la vie du conducteur dans certains cas.

À propos de l'auteur

Marc André Gauthier

Chroniqueur

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