La passion des dinosaures

C’est fou le nombre d’enfants qui aiment les dinosaures. Sans doute parce qu’ils étaient gros, et qu’en bas âge, l’admiration pour les extrêmes est forte. Moi-même, j’aimais beaucoup les dinosaures. J’avais une grosse encyclopédie (pas très scientifique) consacrée aux dinosaures, et je pouvais passer des heures à la feuilleter.

Aujourd’hui, à presque 25 ans, je ne me rappelle plus vraiment du nom des espèces. Tout ce que je sais, c’est que j’aime encore les dinosaures. Ça tombe bien, justement, parce que j’en ai conduit un très récemment! Pour la semaine, je fais l’essai d’un Chrysler 300C Hemi 2015! Eh oui, une grosse voiture à propulsion mue par un V8 de 5,7 litres. En dépit de mécanismes assez sophistiqués de désactivation de cylindres, ce moteur boit plus de gaz que je bois de Coca Cola. Et Dieu sait que j’aime le Coca Cola.

Cela dit, j’appelle volontiers cette voiture un dinosaure. En 2015, où tout est de plus en plus précis et économe, y’a-t-il encore de la place pour de grosses voitures à propulsion avec de gros moteurs?

Certes, les dinosaures sont disparus il y a des millions d’années à la suite d’une catastrophe naturelle imprévisible. Pourtant, 50 millions d’années plus tard, nous sommes encore là pour les admirer. Je crois que les voitures dinosaures vont faire pareil. Elles vont disparaître un jour, mais nous serons beaucoup à les admirer. Personnellement, j’accueille même ce genre de voiture comme un vent de fraîcheur. À une époque où les constructeurs me forcent à faire moins de 8,5 l/100 km, c’est toujours agréable de dépenser 15 $ d’essence pour aller chercher une pinte de lait. Ça fait changement, quoi.

À propos de l'auteur

Marc André Gauthier

Chroniqueur

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