Épiphanie

La semaine dernière, je manifestais mes inquiétudes quant à une nouvelle génération de Muscle Car trop sportifs, et dénaturés. C’était à la veille de mon départ pour les États-Unis, où j’allais faire l’essai sur plus de 1000 km de la nouvelle Camaro SS.
Si vous avez lu mon essai, dans le cahier automobile samedi dernier, vous aurez compris que j’ai aimé la voiture, grandement améliorée par rapport à l’ancienne génération.
Cela dit, ceci n’annulait pas pour autant ce que j’exprimais la semaine dernière, à savoir que cette nouvelle Camaro peut être excellente, même si elle a perdu ses charmes de Muscle Car.
Eh bien, je ne sais que trop dire. Après avoir conduit la voiture, je dois dire que je suis médusé. Médusé, parce que General Motors a réussi à créer une voiture moderne, rigide, bien finie, joli, tout en conservant un je ne sais quoi.
Les anciennes générations de Muscle se caractérisaient par des châssis mous, que l’on sentait pratiquement se tordre lorsque l’on mettait les gaz au fond. Or, les 455 chevaux de la Camaro SS ne font pas un pli au châssis.
Si on prend une petite voiture sportive et précise, comme la Mazda MX-5, admettons, nous avons droit à une formule à l’opposé des Muscle Car, assez imprécis dans leur conduite. La Camaro 2016 se rapproche de la MX-5, en étant plus légère, rigide, agile, mais l’ambiance qu’elle dégage est empreinte de nostalgie.
Je me ravise, alors. Si Dodge et Ford peuvent s’inspirer de cette Camaro pour arriver à créer des produits modernes, mais nostalgiques, j’embarque. Chevrolet m’a démontré que, malgré tout, le futur est radieux, et que l’âge d’or des Muscle Car n’était pas hier, mais bien demain.

À propos de l'auteur

Marc André Gauthier

Chroniqueur

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