Jonathan Martel l’homme derrière VNation

Jonathan Martel et Gabrielle Genier-Proulx sont fiers d’avoir maintenant pignon sur rue et de pouvoir compter sur des employés, dont des couturières d’expérience, parce qu’ils font tout de la conception à la confection. (Photo Valérie Sangin)

Jonathan Martel est l’homme derrière la marque VNation.

Son entreprise fabrique des vêtements pour les sportifs et prend de plus en plus d’ampleur. Même s’il a démarré sa boîte, dans le garage chez ses parents il y a 5 ans, il se démarque déjà par la qualité des produits offerts et son service à la clientèle.

« Nous faisons affaire avec sept équipes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, avec des formations de la Ligue nationale de hockey, plusieurs ligues de dek hockey, mais aussi des associations de baseball et nous touchons le soccer, le football », dit celui qui fournit presque tous les uniformes des Citadins de la Cité-des-Jeunes et des Intrépides du Chêne-Bleu. Il est actuellement en négociations avec deux autres équipes de la LHJMQ et pourrait éventuellement faire affaire avec l’école secondaire Soulanges, qui évoluent sous le nom des Pionniers.

« Notre but quand nous avons des clients, qu’ils soient nouveaux ou de la première heure, c’est de vouloir travailler à long terme avec eux. Nos dernières actions vont d’ailleurs en ce sens », ajoute Jonathan Martel à la tête d’une équipe de sept personnes, toutes de la région.

Déjà un agrandissement

Martel et sa partenaire, Gabrielle Genier-Proulx, ont décidé l’année dernière d’avoir pignon sur rue. Leurs bureaux et la manufacture sont aux Cèdres, dans un local idéal pour leurs besoins. « Ça nous offre un espace pour une boutique à l’avant, mais nous avons nos bureaux fraîchement rénovés, et surtout, la manufacture, ou nous créons tous nos produits », lance fièrement le jeune homme qui n’a pas encore atteint la trentaine, mais qui possède déjà la maturité d’un entrepreneur de longue date.

C’est que le jeune retiens beaucoup et apprends vite. « Je me fixe des objectifs élevés, mais j’y vais une étape à la fois, sans me brûler. Si tes objectifs sont trop lointains, tu manques tes petits buts pour atteindre le but ultime. J’apprends chaque jour. Je regarde ce que font les grandes compagnies comme Nike et Under Armour et je sais que nous devons passer par là pour apprendre. Maintenant, je suis beaucoup moins naïf qu’à mes débuts », dit sagement celui qui a rapatrié toute sa main d’œuvre dans la province, offrant un produit purement québécois.

Des instruments et une main d’œuvre de qualité

Maintenant, chaque produit VNation, les hoodies qui ont lancé la marque, les chandails d’équipe, les uniformes, sont tous faits ici. « Même le tissage est fait au Québec, à Montréal entre autres. Pour la sublimation et les impressions des vêtements, nous avons acheté des machines que nous avons ici. Nous les avons achetées neuves, encore une fois parce que nous avons une vision à long terme. Ça fait en sorte que maintenant nos retours avec les clients sont meilleurs, plus rapides. Les ajustements sont faits ici, contrairement à nos débuts ou une partie de la production était faite au Pakistan », explique Jonathan Martel qui croit quand même avoir fait de bons choix. « Il fallait passer par là au départ. Chaque 1$, 2$ ou 5$ économisés à ce moment-là permet de réinvestir aujourd’hui dans l’expansion que nous connaissons », juge celui qui a dû apprendre énormément en matière de manutention, de couture et de design. « Je fais les choses à ma façon. Je ne réinvente pas la roue, mais j’ai choisi de ne pas faire de compromis sur la qualité et faire en sorte que mes clients et moi nous ayons un sentiment d’appartenance réciproque », conclut le sympathique entrepreneur qui apprend afin de ne pas répéter les mêmes erreurs deux fois.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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