Une pilule de trop

Bien qu’attirants et vendus sous pression, les comprimés de MDMA recèlent des dangers. On peut en mourir ou souffrir énormément. Crédit Photothèque
Bien qu’attirants et vendus sous pression, les comprimés de MDMA recèlent des dangers. On peut en mourir ou souffrir énormément. Crédit Photothèque

Drogue – Un jeune homme de 20 ans de L’Île-Perrot est décédé plus tôt cette semaine après avoir flanché une fois de trop en avalant un cachet de MDMA.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, Maxime Jean est décédé quelques jours après être tombé dans le coma à la suite de l’ingestion d’une pilule de MDMA, affreux mélange d’Ecstasy et de speed.
« Le pire c’est qu’il avait cessé sa consommation depuis plus de neuf mois. Il avait même cessé de fumer il y a plus de trois mois. Il avait fait un ménage. Mais une mauvaise décision lui aura coûté la vie. C’est triste », a mentionné une connaissance du jeune adulte qui a tenu à conserver l’anonymat.
La nouvelle s’est rapidement répandue sur les réseaux sociaux et les messages de sympathies ont fusé de partout à l’attention de ses parents qu’il laisse dans le deuil.

La pilule

Le week-end dernier, la victime se serait rendue dans un bar pour y prendre un verre avec des amis. Il se serait offrir la pilule plus tard en soirée. « Une mauvaise batch. Il est tombé sur une pilule qui lui a brisé les organes un par un. C’est une malchance », indique la personne qui a voulu expliquer à VIVA média la facilité avec laquelle les jeunes ont accès à ce poison dans les rues. « Il y a un problème dans un secteur de la municipalité. Tout le monde connaît le numéro pour se procurer quelque chose. Quand je fréquentais l’école, si je ne m’en suis pas fait offrir au moins trente fois, je ne m’en suis pas fait offrir », explique la jeune personne qui n’a flanché qu’une fois. « La pression du cercle d’amis est forte. Allez, essaie une fois. Pour faire comme nous autres. Pour être dans la bande. Je l’ai malheureusement fait et j’ai vécu un affreux bad trip. J’ai vomi ma vie et je me sentais comme une loque. J’espère que le décès de Maxime fera en sorte que les jeunes pourront résister à cette tentation », lance la source anonyme.

Elle rappelle aussi le vidéo viral de ce jeune homme, Jordy Hurdes, un Australien de 20 ans qui a pris une pilule d’une substance similaire l’année dernière et qui est aujourd’hui pris de tremblements en permanence. « Les jeunes doivent allumer que c’est de la m… », lance la personne. « Maxime c’était un bon gars, sociable et sympathique, mais qui a fait un mauvais choix. C’est malheureux », conclut-elle.

La SQ en prévention

Du côté de la Sûreté du Québec, le sergent Bruno Beaulieu juge qu’il y a un gros travail à faire à proximité des écoles. « C’est un phénomène incessant, mais nous prenons la situation au sérieux et on continue à y travailler. »

Des dangers imminents et incontrôlables

Le pharmacien Michel Najm est catégorique, ce type de drogue est très dangereux pour la santé.

Il y a plusieurs composantes dans ces pilules. Amphétamines, stimulants, ce sont des hallucinogènes entre autres. « Si bien que ça crée de la dopamine, de l’adrénaline et de la sérotonine. L’utilisateur sécrète beaucoup d’énergie, plus qu’il n’en faut. D’où les effets de bonheur, de bien-être, de confort », explique le pharmacien propriétaire du Brunet à Hudson.

Mais le danger, c’est la concentration du produit. « C’est comme prendre une bombe d’antidépresseur d’un seul coup. Ça provoque une tempête dans le cerveau. Un dérèglement. C’est l’attrait pour les jeunes. L’effet relaxant. Cette drogue a été créée pour rechercher cet état », ajoute-t-il dans un élan.

Des dangers

« Mais ça dépasse les limites du corps. Le corps ne peut supporter d’avoir autant d’énergie d’un coup. Le rythme cardiaque s’accélère, ça crée une extase dans le cerveau, mais les cellules ne peuvent tout absorber. Les cellules brûlent et elles ne se régénèrent pas. Ça donne un cerveau rempli de trou, comme un fromage Gruyère un peu », image le pharmacien.

Il conclut en disant que ces pilules sont fabriquées dans des laboratoires très clandestins et qu’on y retrouve à peu près n’importe quoi. « Des produits toxiques, des produits pour l’entretien ménager. Les effets ne peuvent qu’être néfastes sur le cerveau. »

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À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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