Un projet qui va trop vite au goût de certains

Le projet de carrefour giratoire à Saint-Lazare, angle Bédard et St-Louis, est actuellement l’objet d’une pétition. Photo Stéphane Fortier

Le projet de carrefour giratoire à Saint-Lazare, angle Bédard et St-Louis, est actuellement l’objet d’une pétition initiée par le conseiller municipal Marc-André Esculier.

Au moment d’écrire ces lignes, près de 240 résidents avaient démontré leurs réticences à autoriser la Ville de Saint-Lazare à mettre la charrue devant les bœufs et permettre l’expropriation et l’achat de terrains afin de permettre l’aménagement de ce carrefour giratoire.

« C’est moi qui pilote ce projet de pétition allant contre l’achat de parties de terrains dans le secteur Bédard et St-Louis et elle vise à informer la population. J’ai voté contre ce projet en décembre dernier. Ce sont des dépenses prématurées et je voulais connaître l’opinion de la population à ce sujet », exprime Marc-André Esculier, conseiller du district 4.

Pour lui, il est inconcevable que la Ville décide maintenant des dépenses pour un projet qui ne verra le jour qu’en 2018. Il se dit qu’entretemps, il y aura eu des élections en novembre 2017 et qui dit que ce projet n’avortera pas avec l’arrivée de possible sang neuf à la table du conseil. « Les nouveaux élus vont avoir à décider s’ils vont de l’avant dans ce projet et si c’est le cas, le règlement d’emprunt devra être soumis à un vote au registre et cela nécessitera  la signature de 500 citoyens  ce qui voudra dire un référendum ou l’avortement du projet, explique Marc-André Esculier qui aimerait bien que le projet se réalise seulement après qu’il ait été approuvé par la population. C’est à ce moment que l’on parlera de dépenses responsables », de renchérir  le conseiller.

Marc-André Esculier fait part également de certains commentaires de citoyens allant à l’encontre du carrefour giratoire. « Les gens ne croient pas que le carrefour giratoire soit un besoin », rapporte-t-il.

Le conseiller municipal rappelle que l’esprit de la pétition ne va pas à l’encontre du projet, mais dans le fait d’acheter des terrains de façon prématurée. « Il est possible que la Ville dépense 500 000 $ ou 600 000 $ pour des bouts de terrains et cela en pure perte si le projet ne se concrétise pas. Et puis, on semble avoir éliminé la solution des feux de circulation prétextant que les coûts seraient trop onéreux. À Brossard, ils ont installé trois feux de circulation pour 400 000 $. Qu’on ne vienne pas me faire croire que cela coûterait 2 M $ », s’insurge Marc-André Esculier.

Le projet de carrefour giratoire pourrait en coûter autour de 2, 010, 000 $ $ s’il est concrétisé.

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