Un départ trop rapide pour les proches de Maxime Jean

Un jeune homme sympathique et apprécié dont le départ aura été trop rapide. Photo gracieuseté de la famille de Maxime Jean
Un jeune homme sympathique et apprécié dont le départ aura été trop rapide. Photo gracieuseté de la famille de Maxime Jean

Substances dangeureuses – Une vague d’amour a déferlé sur les réseaux sociaux à la suite du décès prématuré et soudain de Maxime Jean, le 26 janvier.

Le jeune perrotois de 20 ans a en effet rendu son dernier souffle dans la soirée de mardi dans les bras de ses proches, trois jours après avoir consommé une mauvaise dose d’amphétamines, qui lui aura été fatale.

Sa mère, Marie-Paul Blanchet, et son beau-père, Patrick Plamondon, qui le considérait comme son fils, ne réalisent pas encore ce qui s’est passé. Après une soirée au bar Chez Maurice, d’où il était revenu de façon sécuritaire avec sa copine, il serait reparti de chez lui pendant la nuit de samedi pour rejoindre une personne inconnue avec qui il aurait consommé de la MDMA, drogue de synthèse aussi appelée ecstasy.

« Maxime n’était pas un toxicomane, soutient sa copine, Audrey Leduc-Sauvé. Il ne prenait plus de drogues depuis que nous étions ensemble. Il a dû le faire par impulsivité. »

Le jeune homme serait cependant tombé sur une « mauvaise batch » de cette substance qui l’a entraîné d’abord dans un état de délire, le lendemain matin, puis un arrêt cardiaque suivi d’un coma qui s’est étalé sur plus de 72 heures.

Le travailleur social Éric Gascon rappelle que la réaction aux différentes drogues dépend toujours du contenu de la substance, mais aussi des caractéristiques du consommateur et du contexte entourant la consommation. « Cela fait partie des risques », renchérit-il.

Les trois jours qui ont suivi ont donc été riches en émotion pour madame Blanchet et son conjoint. « Les médecins m’ont dit qu’il faudrait un miracle pour le garder, mais j’ai continué à croire que mon fils avait encore des chances, » relate-t-elle, avec beaucoup d’émotion.

Des hommages fusant de partout

Le miracle n’est cependant pas arrivé et, quelques heures après le pronostic, Maxime s’est doucement éteint dans une salle remplie d’amis et de membres de sa famille. « Nous avons été très chanceux d’être entourés des amis de Maxime tout au long de son hospitalisation, ils nous ont donné de la force, » affirme madame Blanchet.

Dès l’annonce de son décès, les hommages se sont succédé sur les médias sociaux. Sur Facebook, plus de 130 messages ont été publiés sur le mur de Maxime où l’on peut y lire l’incompréhension, la colère et le désespoir chez les amis et membres de la famille du défunt. Cette vague d’amour a évidemment surpris les parents du jeune homme. « Nous savions qu’il était aimé, mais pas à ce point-là! » s’exclame monsieur Plamondon.

Audrey Leduc-Sauvé éclaircit la chose en affirmant que Maxime n’avait pas d’ennemis. Il était en effet très apprécié dans la jeune communauté perrotoise. Sa mère et son beau-père ajoutent que c’était un homme au grand cœur. « C’était ma petite boule d’énergie, » glisse la mère éplorée.

Message pour les jeunes

Bien qu’ils continuent de croire que Maxime ne méritait pas de mourir aussi jeune, les parents de celui-ci espèrent que sa mort n’aura pas servi à rien et qu’elle permettra d’envoyer un message de prudence à tous les autres jeunes consommateurs de la région. « Les trucs chimiques comme ceux-là, on ne sait jamais ce qu’il peut y avoir dedans », conclut monsieur Plamondon, qui croit que ces drogues devraient être évitées à tout coup.

Des informations sur les funérailles de Maxime Jean devraient circuler sur les réseaux sociaux prochainement.

Par Marie-Jeanne Dubreuil, collaboratrice spéciale

Les gens ou les proches de ceux qui ont une dépendance problématique sont invités à joindre des intervenants du CISSSMO au 1 877 343-5934, poste 1. Crédit Photothèque
Les gens ou les proches de ceux qui ont une dépendance problématique sont invités à joindre des intervenants du CISSSMO au 1 877 343-5934, poste 1. Crédit Photothèque

Un travail fait à la source

Les intervenants du CISSSMO sont au courant de ce qui se passe dans les écoles secondaires de la région et ils interviennent en amont.

« Il y a de nombreux services offerts en prévention. Nous faisons partie d’un continuum de services et des intervenants du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-Ouest sont présents dans les écoles secondaires. Nous travaillons chez les jeunes pour effectuer de la prévention et surtout avant que la consommation de devienne une problématique », explique Éric Gascon, travailleur social et Agent de relations humaines.

Il ajoute toutefois que ce que l’on croit être un fléau n’en est pourtant pas un. « Les jeunes consomment dans les écoles, mais il n’y a que 5 % qui ont une consommation problématique. Dans Vaudreuil-Soulanges, c’est même moins pire qu’ailleurs », explique-t-il.

La communication

Pour faire face au problème, il suggère une meilleure communication avec les jeunes.
« Pour les parents, la famille, il n’y a rien de mieux que d’établir un lien de confiance. L’important c’est de communiquer sainement. Ouvertement. Si on redoute un problème, on en parle », suggère Éric Gascon qui fait partie d’une équipe mobile qui visite les écoles du territoire au moins une fois par semaine. « Le pire à faire dans un programme de prévention c’est d’utiliser la peur. Ceux qui ont déjà peur vont avoir encore plus peur. Mais ceux qui n’ont pas peur, vont se bomber le torse et affronter le danger. Ce n’est pas ce qui fonctionne », lance-t-il.

De l’aide dans la région

Il rappelle que le CISSSMO offre des services spécialisés en dépendance. Que ce soit pour le jeu, l’alcool ou la drogue. « Peu importe l’âge de la personne, nous intervenons. Ils peuvent avoir de l’aide chez nous. Mais l’entourage des gens aux prises avec une problématique de dépendance peut également se tourner vers nous. Nous avons des services spécifiques pour eux », lance le travailleur social.

Il ajoute que les délais d’intervention sont courts. « Quand les gens nous appellent, nous sommes bons pour les rencontrer à l’intérieur de deux semaines. Nous nous engageons à le faire le plus rapidement possible. Et s’ils ont des problèmes de mobilité, nous pouvons aller les rencontrer », conclut celui qui offre des services partout en Montérégie. Pour Vaudreuil-Soulanges, la base est située à Salaberry-de-Valleyfield.

Pour la suite du dossier, cliquez ici.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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2 commentaires

  1. SkySurfer

    il faut prendre une douche temperer pis boire du lait 500 ml 2% pis etre le plus possible relax sa arriver a un ami qui watchais pas son verre

    Répondre
  2. Allo

    Il faudrait mieux expliquer ce qui s’est passé car une mauvaise batch aurait eu plus de déces. Quelles sont les réelles circonstances? Est-ce qu’il a trop consommé? Trop bu d’eau? Mélangé? Merci de bien vouloir éclaircir.

    Répondre

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