Un comité pour une école alternative

Selon Francine St-Denis, une école alternative aurait très bien voir le jour n’eut été du projet d’école communautaire entrepreneuriale consciente qui est devenu l’école Brind’Amour. Photothèque
Selon Francine St-Denis, une école alternative aurait très bien pu voir le jour n’eut été du projet d’école communautaire entrepreneuriale consciente qui est devenu l’école Brind’Amour. Photothèque

Éducation – Il y un an, un groupe de parents de la région ont lancé un projet; l’instauration d’une école alternative publique dans Vaudreuil-Soulanges. Leur volonté ne semble toutefois pas dans les plans de la commission scolaire des Trois-Lacs (CSTL) à court ou moyen terme.

« Les écoles alternatives sont des écoles publiques intégrées aux commissions scolaires du Québec. Leur pédagogie est centrée sur une démarche d’apprentissage personnelle de l’élève, dont elles visent le développement global.

L’école alternative est un milieu éducatif dynamique, prônant une approche participative, communautaire et humaniste dans laquelle chaque intervenant (équipe de direction, enseignants, parents) joue un rôle actif dans l’épanouissement de l’élève.

Tout en respectant les objectifs du programme de formation de l’école québécoise du MELS (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport), l’école alternative offre un cadre éducatif visant à s’adapter aux besoins individuels des élèves », peut-on lire sur le site Internet du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec.

Marie-France Gagnon est présidente du comité qui désire la mise en place d’une école de ce type dans la région. Selon elle, plusieurs spécialistes de l’enseignement prônent les bénéfices du type de pédagogie qui y est proposé. « C’est une approche qui est axée sur les individus; avec des projets, les élèves se développent à leur rythme », explique la mère de jeunes enfants. Elle voit aussi d’un bon œil la place laissée aux parents dans les écoles alternatives. « Les parents y ont un rôle actif, en support avec les enseignants. Ils font aussi partie des évaluateurs du progrès des élèves avec les enfants eux-mêmes et les enseignants », souligne Marie-France Gagnon.

Le comité a approché les responsables de la CSTL au cours de l’automne. « Notre projet a été refusé par les commissaires avant même son dépôt officiel. C’est une décision hâtive, je crois », affirme la présidente.

Pas pour l’instant

Colette Frappier du Service du secrétariat général et des communications de la CSTL confirme. « Selon les commissaires, le moment est mal choisi pour l’instauration d’une école de ce type », commente-t-elle.

Avec la construction récente de l’école Brind’Amour qui a elle-même une vocation particulière, la CSTL a suggéré au groupe de relancer l’idée d’une école alternative dans quelques années. « Nous voulons laisser le temps à l’école Brind’Amour de prendre son envol avant de lancer un autre projet particulier », explicite Colette Frappier.

Selon Francine St-Denis, présidente du conseil de la commission scolaire, le refus est aussi justifié par des questions logistiques. Par exemple, soutient-elle, la CSTL n’a pas les moyens présentement de construire une nouvelle école et elle ne peut pas compter sur un nombre suffisant de classes libres dans son réseau pour accommoder les demandes du comité. « Nous n’avons pas l’intention de délocaliser des jeunes de leur école de quartier pour permettre l’instauration d’une école alternative. Le contexte n’est pas idéal », conclut Francine St-Denis.

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