Un comité pour la 30

 Près de sept mois après l’inauguration de l’autoroute 30, le gouvernement a annoncé la mise sur pied d’un comité pour établir une vision stratégique du développement économique en bordure de cet axe routier.
Près de sept mois après l’inauguration de l’autoroute 30, le gouvernement a annoncé la mise sur pied d’un comité pour établir une vision stratégique du développement économique en bordure de cet axe routier.

Développement économique

Sept mois après l’inauguration de l’autoroute, les représentants de divers ministères s’unissent pour proposer une vision concertée du développement dans ses environs. Leur mission est simple : favoriser l’expansion économique de la Montérégie.

Le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire et ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, et la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb, ont annoncé la mise sur pied d’un comité interministériel qu’ils coprésideront et dont le mandat sera d’établir une vision stratégique du développement économique du corridor de l’autoroute 30 de Sorel-Tracy à Vaudreuil-Soulanges. Cette vision, selon ses penseurs, correspondra au Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD). Le comité sera également formé de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre responsable de la région de la Montérégie, Marie Malavoy, et du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée.

La ministre déléguée Élaine Zakaïb a rappelé le rôle crucial de la 30 dans l’essor économique de la Montérégie et a plaidé pour la concertation avec les acteurs concernés. « L’autoroute 30 est désormais une composante incontournable des échanges commerciaux en Amérique du Nord », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « Le développement du corridor de cette autoroute autour de la filière logistique permettra à terme, soit dans une vingtaine d’années, la création de près de 10 000 emplois. C’est un projet majeur pour la Montérégie et nous avons besoin de l’adhésion des acteurs concernés aux projets qui y seront mis en place. J’entreprendrai donc dès l’automne une tournée de consultations dans toute la région. »

La ministre Marie Malavoy s’est exprimée en ces termes : « Plusieurs dossiers majeurs de développement économique sont présentement en cours le long de cette autoroute et nous avons besoin d’une vision d’ensemble afin de bien mesurer leurs incidences, notamment sur l’aménagement du territoire. C’est en unissant nos forces et nos compétences que nous pourrons maximiser les retombées pour la région de la Montérégie. »

Les membres du comité interministériel tiendront compte des orientations gouvernementales actuelles en matière d’aménagement du territoire métropolitain ainsi que de la vision du PMAD de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de celle des Municipalités régionales de comté (MRC) des alentours de l’île de Montréal. Le comité interministériel relèvera du Comité ministériel de la région métropolitaine.

Pour Danielle Rioux, attachée de presse au cabinet de la ministre Élaine Zakaib, la mise sur pied d’un comité et d’une vision du développement ne se fait pas en retard. « Le nouveau gouvernement est en place depuis seulement quelques mois. Il faut du temps pour prendre connaissance des dossiers et des enjeux de toutes les régions. Le dossier du développement de la 30 est actuellement prioritaire pour le gouvernement », a-t-elle en effet affirmé.

Point de vue régional

Pour Julien Turcotte, directeur général du CLD de Vaudreuil-Soulanges, la mise sur pied d’un comité voué à favoriser le développement du corridor de la 30 est un geste important dans cette optique. Cependant, il souligne qu’il ne faudrait pas attendre trop longtemps avant d’agir.

« Le danger qui nous guette, c’est que la région manque le bateau dans le dossier du développement économique dans le corridor de l’autoroute 30. Salaberry-de-Valleyfield a déjà une longueur d’avance puisqu’elle compte de nombreux terrains prêts à accueillir des industries, ce qui n’est pas le cas d’une partie de Vaudreuil-Soulanges, soumise au PMAD de la CMM », explique l’ancien homme d’affaires.

Il poursuit : « La région est pourtant l’une des mieux pourvues en matière d’infrastructures de transport et est très bien située. Ainsi, favoriser le développement d’un pôle logistique national en bordure de la 30 dans Vaudreuil-Soulanges serait moins coûteux que de décider de l’implanter ailleurs. »

Julien Turcotte conclut que le gouvernement doit faire preuve d’une volonté politique dans ce dossier puisque tous les éléments sont en place.

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