Un citoyen de Saint-Lazare en rogne contre Hydro-Québec

Michel Bolduc en a contre Hydro-Québec qui, selon lui, a coupé des arbres inutilement, et fait considérablement baissé la valeur de sa propriété. Photo Stéphane Fortier

Il y a environ six ans, Michel Bolduc, un propriétaire de la rue Bédard à Saint-Lazare, s’était entendu avec Hydro-Québec afin que la société d’État puisse aménager des installations favorisant le transport d’électricité, dont un poste de transformation, près de sa propriété.

Là où le bât blesse, c’est que la société d’État doit augmenter le volume d’électricité dans la région et que des travaux supplémentaires sont nécessaires. « Mais ça ne correspond pas du tout au projet initial. Ils viennent complètement détruire mon environnement », lance Michel Bolduc.

Selon Michel Bolduc, la centrale prévue a été bien construite et tout a été fait pour qu’elle soit peu visible, mais, toujours d’après le propriétaire,  ils ont changé la servitude de place et tout cela se retrouve dans son champ. « Il y aura un pylône qui aura 35 pieds plus haut que ceux déjà existants. À cause de ce pylône, ils ont été obligés d’abattre plusieurs arbres du boisé et pas à peu près. Il y en avait pour 800 cordes de bois. À cause de cela, la centrale est visible de jour comme de soir. C’est un peu comme si j’habitais à côté d’une ville, et je vais avoir un pylône en plein devant mon salon », déplore-t-il.

Michel Bolduc est furieux parce que cela vient diminuer de façon significative la valeur de sa propriété, ce que confirme Isabelle Perreault, courtière immobilière chez Sotheby’s . « Déjà, d’avoir une propriété à côté d’une centrale, c’est pas évident à vendre… », dit-il.

Même si Hydro-Québec décidait de planter des arbres pour remplacer ceux qui ont été abattus, cela prendra plusieurs années avant de contrer cette pollution visuelle. « On ne m’a jamais dit qu’il leur fallait couper autant d’arbres », dénonce-t-il.

Et la solution pour le pylône? « Au lieu de le mettre directement dans mon champ, ils peuvent le mettre 30 pieds à côté, sur leur terrain. Il serait ainsi un plus caché dans le boisé », croit-il. Michel Bolduc pense également qu’Hydro-Québec devrait également utiliser des poteaux de bois, pas mal moins visibles que des tours d’acier de 65 pieds de haut.

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