Un bon coup de pouce pour les filles de la région

Isabelle Brisebois, directrice générale Justice Alternative du Suroît. Nadine Paquet, chargée de projet (démarrage de la Boutique). Mme Anne Quach, députée et Annick Sauvé, Coordonnatrice les Ateliers Cré-Actions du Suroît fiers du travail accompli par les filles. Photothèque

Un projet pour la mise en place d’un filet de sécurité sociale afin de prévenir, entre autres choses, l’exploitation sexuelle des femmes et des filles à risque, verra le jour au cours des trois prochaines années. 

Récemment, la députée de Salaberry-Suroît, Anne Minh-Thu Quach annonçait une aide financière de 186 646 $ à l’organisme Justice alternative du Suroît afin que puisse être mis en branle ce projet.

« Nous sommes préoccupés par ce phénomène depuis déjà longtemps, mais il faut préciser d’abord que c’est un sujet beaucoup plus large que seulement l’exploitation sexuelle », mentionne d’entrée de jeu, Isabelle Brisebois, directrice générale de Justice Alternative du Suroît qui couvre également le territoire de Vaudreuil-Soulanges.

Isabelle Brisebois et son équipe ont constaté au cours de dernières années qu’il y avait une hausse de filles contrevenantes et ce, dans les trois MRC couvertes par l’organisme, particulièrement chez les filles de 14 à 24 ans. « Comme elles ne fréquentaient pas les ressources disponibles, elles se retrouvaient chez nous parce qu’elles avaient déjà eu des démêlés avec la justice, autrement dit, trop tard pour une autre ressource », de dire la directrice qui révèle que 25 % de la clientèle de l’organisme est composée de filles.

Étape par étape

Avant de mettre en place ce filet de sécurité sociale, il y a d’abord des étapes à franchir. « En premier lieu, il faut dresser un portrait de la situation, établir les besoins, les priorités. Il faut ensuite mettre sur pied un projet pilote, en collaboration avec  Action Jeunesse de l’ouest de l’Île (AJOI) et travail de rue Montréal. Ce filet de sécurité est une chose, encore faut-il le définir et établir les besoins. Plutôt que de réagir à l’exploitation sexuelle des filles, il faut prévenir le phénomène et avoir les ressources adéquates », indique Isabelle Brisebois.

Les ateliers Cré-Actions du Suroît

Mais il se fait déjà des choses fort intéressantes. Ainsi, afin d’aider les jeunes filles aux prises avec un lourd bagage de vie, ont été créés Les ateliers Cré-Actions du Suroît, il y a six ans, lequel vient en aide aux jeunes filles et les jeunes femmes âgées de 14 à 24 ans qui présentent différents facteurs de vulnérabilité. « Notre mission est de créer un climat de confiance, d’échange et de soutien de même que briser l’isolement, définit Annick Sauvé, la coordonnatrice du projet. Ces ateliers de couture, où l’on peut notamment produire différents objets tels des tabliers en jeans, sacs en jeans et cravates et coussins en papier piercing, sont faites de matières recyclées.

Une quarantaine de filles participent à ces ateliers. « Elles vivent différentes problématiques dont la majorité est l’exploitation sexuelle et proviennent de Centre Jeunesse, de foyers d’accueil et peuvent vivre des problèmes de santé mentale », explique Annick Sauvé en conclusion.

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