TransCanada : parole aux citoyens

Environnement – Du 15 septembre au 1er octobre, la Commission de l’environnement de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) tient des consultations publiques sur le projet Énergie-Est de TransCanada, où toutes personnes ou association peuvent se prononcer sur le sujet.

À la suite de cette consultation, un rapport sera produit et servira à établir la position que la Communauté déposera dans le cadre des deux autres niveaux de consultation, soit celui du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et de l’Office national de l’énergie (ONÉ).

Parole à Équiterre

Équiterre
Selon Équiterre, Énergie-Est constitue un énorme pas dans la mauvaise direction. (Photothèque)

Le 23 septembre, l’organisme Équiterre a présenté son mémoire à la CMM.

Sans surprise, l’organisme non gouvernemental (ONG) démontre pourquoi la CMM devrait rejeter le projet dans son ensemble. « Le projet n’est ni dans l’intérêt des Québécois ni dans l’intérêt de la grande région de Montréal », peut-on y lire.

L’ONG démontre, chiffres à l’appui, que le pétrole qui transitera à travers les installations de TransCanada sera principalement voué à l’exportation : « Le Québec recevra peu d’avantages de ce projet, alors que les emplois créés ne le seront que durant la phase de construction. Les bénéfices économiques à long terme pour la province s’avèrent ainsi marginaux. »

Oléoducs contre transport ferroviaire

Dans ce mémoire, Équiterre taxe de « faux débat » l’épineuse question qui semble opposer le transport par oléoducs au transport ferroviaire, et qui ponctue le discours de certains acteurs dans le dossier, dont l’entreprise TransCanada elle-même.

« Nous aborderons également l’un des arguments les plus fallacieux de TransCanada et de ses supporteurs; “si vous n’acceptez pas le pipeline, il nous faudra alors transporter ce pétrole par train”, jouant ainsi, de façon honteuse, sur les craintes des populations locales face au transport ferroviaire, suite à l’accident de Lac-Mégantic », y lit-on.

Selon l’ONG, il s’agit d’une stratégie de relation publique proposée à TransCanada par la firme Edelman, et qui ne reflète en rien la réalité. « Les trains ne peuvent transporter qu’une petite fraction du pétrole qui serait transporté par le pipeline, et ce, au double ou au triple du prix ».

Des représentants d’ici

Le 29 septembre, ce sera au tour de Patricia Domingos, porte-parole en matière d’environnement et d’énergie pour la municipalité de Sainte-Justine-de-Newton, de présenter un mémoire aux audiences de la CMM.

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité
Informez-vous
PUBLICITÉ