TransCanada et la loi québécoise : réactions de la MRC

Jean A. Lalonde est convaincu que TransCanada a sous-estimé le manque d’acceptabilité sociale de son projet Énergie Est. Photo Christopher C. Jacques
Jean A. Lalonde est convaincu que TransCanada a sous-estimé le manque d’acceptabilité sociale de son projet Énergie Est. Photo Christopher C. Jacques

Environnement – Un énième rebondissement est survenu dans le dossier de l’oéoduc Énergie Est, vendredi dernier. La firme TransCanada a annoncé désirer se soumettre aux lois environnementales québécoises.

Dans la foulée de cette annonce, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, a décidé de suspendre le mandat du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

La commission d’enquête tient à souligner la contribution des participants à l’audience publique et désire rappeler la forte participation du public à ses travaux. Lors de la première partie de l’audience publique, plus de 2000 personnes ont en effet participé aux travaux de la commission et plusieurs dizaines sont venues poser des questions sur le projet tout au long des quatorze séances de cette partie.

Par ailleurs, lundi le 25 avril prochain, la commission devait débuter les travaux de la deuxième partie de l’audience publique. Le délai de réception des mémoires avait été fixé au 20 avril 2016, ce qui fait en sorte que l’ensemble des personnes qui désiraient donner leur opinion par écrit sur le projet ont fait parvenir leur mémoire à la commission.

Une surprise

« Notre présentation au BAPE était prévue le 5 mai et notre mémoire avait déjà été envoyé. Nous avions fait nos devoirs et nous étions prêts à défendre notre territoire. Nous avons appris l’annulation du processus comme tout le monde en débutant le week-end. Ça été une surprise pour nous », affirme Jean A. Lalonde, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et maire de la municipalité de Très-Saint-Rédempteur.

Les représentants municipaux de la région ne savent pas qu’elles seront les répercussions de la volonté de TransCanada et de l’annulation du BAPE. Ils se demandent sur quelles bases sera lancée la prochaine série de consultations. « Aura-t-on en main, à ce moment-là, une étude des impacts environnementaux du projet Énergie Est? Nous ne le savons pas du tout », se désole Jean A. Lalonde. Lui, comme ses homologues vaudreuil-soulangeois, aimerait que les prochaines audiences du BAPE sur le projet prennent en compte des demandes de la MRC de Vaudreuil-Soulanges comme un fonds de prévoyance d’un milliard de dollars, la transmission par TransCanada de ses plans de mesures d’urgence ainsi que son plan de protection des prises d’eau potable.

À propos de l'auteur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *