Tensions au sein de la RELIP

Le projet de piscine intérieure construite par la RELIP au sein d’une tension entre élus.
Le projet de piscine intérieure construite par la RELIP au sein d’une tension entre élus.

Construction d’une piscine intérieure

La Régie des équipements en loisirs de l’île Perrot (RELIP) n’a pas encore annoncé de construction et déjà l’encre coule, surtout pour les mauvaises raisons.

À titre d’exemple, l’organe supramunicipal a essuyé, au début de l’été, les critiques du conseil municipal de Terrasse-Vaudreuil qui a fixé un plafond à la participation municipale au sein d’un projet. Des citoyens se sont aussi inquiétés de l’effet financier de la Régie et des projets qu’elle mettrait de l’avant. D’autres contestent la valeur même de cette entente entre les quatre municipalités de l’île Perrot.

Les phases préliminaires de la construction d’une piscine intérieure sur l’île Perrot, un projet de la RELIP, sont au cœur d’un nouvel épisode de cette série de tensions.

Rappelons que la RELIP, co-présidée par le maire de Pincourt, Yvan Cardinal, et la mairesse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Marie-Claude Nichols, a vu le jour au printemps 2012 afin de mettre en commun les ressources des quatre municipalités pour la construction d’infrastructures liées aux loisirs. Au courant de l’été, elle s’est entendue avec un consultant qui évaluera des sites sur l’île afin de connaître le pour et le contre des différents emplacements. Ainsi, chaque municipalité pouvait livrer à l’expert son choix de sites pour étude.

Mais, alors que les municipalités effectuaient leur présélection, la Ville de Pincourt a conclu une entente de principe, au nom de la RELIP, avec la Commission scolaire des Trois-Lacs (CSTL). Celle-ci souhaitait obtenir la permission d’étudier le site de l’école secondaire du Chêne-Bleu comme emplacement de la future piscine.

Pour le maire de Pincourt, cette démarche était nécessaire afin que la Ville puisse soumettre le site du Chêne-Bleu, détenu par la CSTL, à l’attention de l’expert de la RELIP. « C’est une étape préliminaire. Nous devons maintenant proposer ce site à l’expert ainsi qu’à la RELIP », affirme Yvan Cardinal.

Sa coprésidente au sein de la RELIP, Marie-Claude Nichols, ne l’entend pas de la même façon. « Je suis coprésidente de la RELIP, au même titre que monsieur Cardinal. Cette démarche auprès de la CSTL au nom de la Régie aurait dû être approuvée par elle avant d’aller plus loin », plaide la mairesse. Aussi, à ses yeux, l’explication du maire Cardinal comme quoi la démarche pincourtoise était préliminaire ne tient pas la route. « Sa réponse n’est pas valable et ce n’est pas [dans] le texte de la résolution. »

La RELIP, censée être un projet rassembleur sur l’île Perrot, semble avoir actuellement l’effet contraire.

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