Ténacité du milieu communautaire

Le 2 novembre, plus de 500 représentants du milieu communautaire de la Montérégie s’étaient rendus à Saint-Clet, devant les bureaux de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique et députée de Soulanges Lucie Charlebois. Ce lundi, ils étaient de retour.

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Une vingtaine de personnes ont bravé le froid pour participer à cette mobilisation. (Stéphanie Lacroix)

Le 23 novembre, un groupe plus restreint de représentants de la Table régionale des organismes communautaires et bénévoles (TROC) de la Montérégie ont récidivé et ont établi un campement devant le bureau de la ministre Charlebois.

Cette nouvelle action avait deux objectifs concrets. D’abord, les organismes souhaitaient presser la ministre à les recevoir. « Une demande de rencontre avec la ministre avaient été formulé un peu avant le 2 novembre. Elle a dit accepté de nous rencontrer, mais après les Fêtes. Mais pour nous, c’était trop tard ; on doit se rencontrer dès que possible. Les besoins sont immédiats. Les besoin ne prennent pas congé pendant la période des Fêtes », indique Catherine Jettée, de la TROC-Montérégie.

Les représentants du milieu communautaire souhaitaient également remettre les pendules à l’heure sur la question du financement. « À la suite de la manifestation du 2 novembre, la ministre a mentionné dans les médias que les groupes communautaires n’avaient jamais été si bien financés. C’est faux », ajoute Catherine Jettée.

« Le quotidien est de plus en plus difficile pour bon nombre d’organismes communautaires qui, faute d’un financement à la mission adéquat, peinent à boucler leur budget et à répondre aux demandes qui sont en hausse constante. Hausse occasionnée par le désinvestissement de l’État dans le réseau public et par la pauvreté accrue par les mesures d’austérité du gouvernement libéral », laisse entendre Annie Tranchemontagne, de la Maison des jeunes de Rigaud.

Une rencontre inattendue

DSC_1453En établissant le campement, les représentants du milieu communautaire ont appris que la ministre était présente à son bureau, et leur ouvrait sa porte. Ils ont été agréablement surpris de pouvoir s’entretenir avec elle.

D’abord, ils ont voulu clarifier la question du financement des organismes. À la suite de l’action du 2 novembre, Lucie Charlebois avait indiqué qu’au ministère de la Santé et des Services sociaux, les subventions sont passées de 521 440 000 $ à 529 000 000 $ dans la dernière année. Annie Tranchemontagne souhaite nuancer cette donnée. « Les argents dont elle parle sont surtout en entente de services. Nous, ce que nous revendiquons, c’est un financement à la mission globale », dit-elle. « Nous voulons que l’argent soient injecté dans le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) plus précisément », ajoute Jean-François Pommerleau, de la Maison des jeunes Le Dôme de Saint-Jean-sur-le-Richelieu.

Bien que les représentants ont apprécié l’ouverture et l’écoute de la ministre, ils seront de retour devant ses bureaux le 30 novembre, pour assurer un suivi sur le dossier. — S.L.

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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