Taxes scolaires : En hausse dans Vaudreuil-Soulanges

Les contribuables vaudreuil-soulangeois devront débourser, en moyenne, 2,13 % de plus en taxes scolaires en comparaison avec l’an dernier. © Daniel Cuillerier
Les contribuables vaudreuil-soulangeois devront débourser, en moyenne, 2,13 % de plus en taxes scolaires en comparaison avec l’an dernier.
© Daniel Cuillerier

Rentrée

La Commission scolaire des Trois-Lacs (CSTL) a commencé à envoyer, aux contribuables vaudreuil-soulangeois, ses avis pour le paiement des taxes scolaires. Globalement, la facture sera majorée de 2,13 % par rapport à l’année 2013-2014.

Cette hausse est en fait la deuxième consécutive. Rappelons que le gouvernement du Québec, à l’été 2013, avait annoncé le retrait de la formule de péréquation qui visait à alléger le fardeau financier pour les régions qui connaissaient de fortes hausses des valeurs foncières. Plus précisément, 50 % de cet amortissement a disparu l’an dernier et un autre 25 % est retranché cette année. La dernière tranche de 25 % sera coupée pour l’année scolaire 2015-2016.

Bien que la CSTL envisage d’arriver à un taux de taxation unique dans la région dans les prochaines années, les Vaudreuil-Soulangeois, dépendamment de leur municipalité de résidence, sont soumis à des taux différents. Ainsi, la plupart des municipalités vivront des hausses alors que Les Cèdres et Hudson jouiront d’une baisse de taux.

À titre d’exemple, ce sont les résidents de Pointe-des-Cascades et de Très-Saint-Rédempteur qui connaîtront la plus forte hausse. Celle-ci environne les 8 %. Les responsables de la CSTL affirment que cette réalité s’explique par la générosité de la péréquation passée pour ces deux administrations municipales.

Les Vaudreuillois-Dorionnais, quant à eux, essuieront une augmentation de 5 %.

Budget déficitaire

Le budget soumis par la CSTL au ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport (MELS) est le premier écrit en rouge malgré des coupes de 2,6 millions de dollars seulement pour l’exercice financier qui s’amorce. Dans les cinq dernières années, les administrateurs ont dû retrancher 6,5 millions de dollars aux dépenses.

Or, la commission scolaire, dans ses états financiers annuels, montre des surplus. « On ne doit pas confondre les choses. Oui, la commission scolaire affiche des surplus, mais c’est de l’argent en immobilisation. Les immeubles détenus par la commission ainsi que l’argent prévu pour les avantages sociaux des employés figurent au surplus mais nous n’avons pas accès à ces sommes. Au total, nous avions accès à environ 900 000 $ », commente Colette Frappier, responsable de la gestion des communications et gestion générale.

Le MELS qui régit les commissions scolaires, toutefois, n’autorise pas d’emblée les administrations locales à boucler des budgets déficitaires. Colette Frappier avise : « Le MELS nous oblige, en cas de budget déficitaire, à lui présenter un plan de redressement triennal. C’est la seule façon pour ses fonctionnaires d’accepter un déficit. »

La porte-parole soutient, enfin, que la CSTL est actuellement en phase d’optimisation et que le souhait de ses administrateurs est de ne pas en venir à une diminution de services pour les élèves usagers.

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