Seigneuriales : Salon de thé et concert classique en ouverture

affiche salon de theCette année, les Seigneuriales de Vaudreuil-Dorion s’échelonnent sur 4 jours, avec l’ajout d’activités de découvertes contemplatives le jeudi.

D’abord, vous êtes convié au Salon de thé chez Catherine Trestler, le 2 juin, de 13 h 30 à 15 h 30. Sur le site pittoresque, enchanteur et rempli d’histoire de la Maison Trestler, les invités profiteront d’une après-midi de thé et de petits délices, au salon et sur la terrasse.

En plus de déguster divers thés et quelques gourmandises, les participants profiteront d’une animation historique et musicale immersive et digne des grands salons de l’élite coloniale.

Deux types de billets sont disponibles pour cette activité unique. Pour 18 $, les participants auront accès à l’assiette Gourmandises sucrées : mignardises, traditionnels scones avec crème Devonshire et confitures, strudel aux pommes et sa sauce caramel maison. Pour sa part, l’assiette gourmande à 21 $ offre en plus un sandwich aux concombres.

Les places sont limitées; il importe donc de réserver sa place dès maintenant au 450 455-6290. Il est possible de réserver une table de 4 ou de 10 personnes.

Voyager en musique

Affiche concertLe 2 juin, à 20h, l’église Saint-Michel vibrera au rythme de l’Orchestre symphonique de la Vallée du Haut-Saint-Laurent, à l’occasion du concert Dans la cour des grands.

Le spectacle, sous la direction artistique de Daniel Constantineau, présentera la Symphonie no 5 de Schubert, le Concerto pour traverso de Jean-Marie Leclair avec le soliste Grégoire Jeay, et la symphonie no 40 de Mozart.

Les billets réguliers adultes sont offerts au coût de 35 $. Les étudiants de moins de 18 ans profitent d’un prix réduit à 6$. Des billets VIP avec places réservées et reçu d’impôt sont aussi disponibles.

On peut se procurer les billets chez Valspec au 450 373-5794 ou au www.valspec.com, à la Maison Trestler ou le soir même au guichet.

La 24e édition des Seigneuriales de Vaudreuil-Dorion se tient du 2 au 5 juin, sur les terrains du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges.

Petite histoire du thé en Nouvelle-France

thé 2Au 18e siècle, les colons de Nouvelle-France ne boivent que très rarement de thé ou de café. Le thé est même rare chez l’élite des villes, qui préfère le café importé des colonies du Sud. D’ailleurs, lors d’un voyage en Nouvelle-France en 1749, le botaniste suédois Pehr Kalm note avec surprise dans son récit qu’il ne s’est jamais fait offert de thé, concluant que l’usage est donc très rare dans la colonie.

Dans les collections du 17e et de la première moitié du 18e siècle, ainsi que dans les dépôts archéologiques, la présence de théières et de tasses sans anse, associées à la consommation de thé, s’avère très rare.

Dans son livre L’île Perrot 1672-1765, Lise Chartier détaille l’inventaire du magasin de l’île Perrot du sieur La Fresnaye de Brucy, en 1684. On n’y dénote ni thé, ni café, malgré l’envergure de l’activité commerciale du prospère marchand.

Il faut noter que le thé et la porcelaine, souvent importés d’Orient, transitent par la France avant d’arriver dans les colonies. Les Français se réservent donc les premiers choix de marchandise, et exportent le reste en y apposant de lourdes taxes. Le choix dans la colonie est donc restreint et les produits, fort chers.

Sur le territoire, la véritable explosion de la popularité du thé se fera après la conquête de 1760. En effet, elle est entre autres née de la consommation importante de cette boisson chaude par les soldats en garnison. La dernière décennie du 18e siècle confirme l’implantation de cette tradition anglaise, avec une démocratisation marquée de l’accès à ce produit.

Dans les écrits, il existe toutefois des références au thé au Labrador dans la colonie avant la conquête. Cette boisson parfumée largement consommée par les Amérindiens pour ses propriétés médicinales était connue et appréciée des premières vagues de colons. Il s’agit d’une boisson astringente, mais délicate, à la saveur camphrée et piquante.

De plus, les colons réalisaient des infusions chaudes de pruche ou d’épinette, une tradition plus répandue en Acadie. Cette boisson n’est pas sans rappeler la populaire bière d’épinette, consommée massivement au 17e et au tournant du 18e siècle. Dans son récit de voyage de 1749, le biologiste Pehr Kalm parle de la bière d’épinette, la qualifiant de rafraichissante et saine. Cette boisson répandue dans la campagne était toutefois dédaignée par l’élite des villes.

Source :
www.archeologie.qc.ca
Cuizine : revue des cultures culinaires au Canada, Volume 3, numéro 1, 2011
Cap-aux-Diamants : la revue d’histoire du Québec, vol. 2, n° 4, 1987

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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