Sauter pour la cause!

Fort actif auprès des OSQ, le sergent Bruno Beaulieu a sauté dans l’eau glacée en compagnie de l’athlète Olivier Duhamel.  © Daniel Cuillerier
Fort actif auprès des OSQ, le sergent Bruno Beaulieu a sauté dans l’eau glacée en compagnie de l’athlète Olivier Duhamel.
© Daniel Cuillerier

Défi de l’ours polaire 2014

Sauter dans une eau glacée pour une bonne cause, le feriez-vous? Plus de 250 courageux l’ont fait samedi pour soutenir les athlètes spéciaux du Québec!

Le Défi de l’ours polaire est une activité de financement originale organisée par les policiers de la Course au flambeau des agents de la paix. L’activité, qui en était à sa cinquième édition samedi, permet d’amasser des fonds au profit d’Olympiques spéciaux Québec (OSQ), une manifestation sportive annuelle. La mission des OSQ est d’enrichir, par le sport, la vie des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.

Le sergent Bruno Beaulieu, de la Sûreté du Québec de la MRC de Vaudreuil-Soulanges Est, a participé à l’organisation du défi et a même sauté pour la cause! Il appuie les OSQ et s’implique activement auprès des athlètes spéciaux depuis déjà 15 ans. Membre du comité exécutif de la Course au flambeau, le sergent Beaulieu contribue à l’organisation du relais de la flamme et participe également à la course.

Un peu partout dans le monde, la Course au flambeau des agents de la paix constitue la plus importante collecte de fonds annuelle au bénéfice des Olympiques spéciaux. Elle permet de sensibiliser le grand public à la cause des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. Ainsi, plus de 85 000 policiers, policières et agents de la paix portent la flamme de l’espoir dans 35 pays.

Chaque année, de nombreux policiers de toute la province organisent des activités de financement originales au profit des OSQ : tir d’avion (Défi 767), convoi de camions, saut dans l’eau glacée, tir de train (Défi d’acier), vente de flambeaux symboliques, course à pied et plus encore.

Pour sa part, le sergent Beaulieu organise également, pour la cause, un tournoi de golf annuel dans la région. Depuis 15 ans, il a remis aux OSQ plus de 140 000 $ au nom de la Sûreté du Québec de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, recevant un appui financier de maints partenaires et entreprises, dont les députés Lucie Charlebois et Yvon Marcoux. Ces derniers l’ont toujours beaucoup encouragé.

Bruno Beaulieu a également représenté le Québec en Saskatchewan en 2002, lors des Olympiques spéciaux à l’échelle nationale, puis il a représenté la province à Shanghaï en 2007, lors des Olympiques spéciaux à l’échelle internationale.

« Promouvoir les athlètes spéciaux me tient énormément à cœur. Il faut montrer à la population que ces athlètes peuvent faire la même chose que les autres », souligne le sergent Beaulieu.

Se jeter à l’eau

Samedi, plus de 250 personnes, que ce soit des policiers, des athlètes, des bénévoles ou des amis des Olympiques spéciaux, ont fait le grand saut dans le lac Saint-Louis. C’est dans un espace d’un peu plus d’un mètre soixante de profondeur aménagé dans la marina de Pointe-Claire, dans une eau dont la température s’élevait à cinq degrés Celsius, que les courageux ont atterri, avant d’en ressortir tout aussi rapidement.

« Ce qui est particulier avec le Défi de l’ours polaire, c’est que plusieurs services de police se rassemblent pour la cause », précise Bruno Beaulieu. En effet, ce défi, à l’organisation duquel il participe depuis la toute première édition, tenue il y a cinq ans, résulte d’une initiative commune du Service de police de la Ville de Montréal, de la Sûreté du Québec, du Service de police du CN et de la Gendarmerie royale du Canada. Depuis, la police militaire s’est jointe au mouvement, et, cette année, pour la première fois, le Défi de l’ours polaire comptait sur la participation du Service de police de Laval et des agents correctionnels.

Pour sa part, Bruno Beaulieu en était à son cinquième saut. Il l’a effectué en compagnie de son équipe, Les ours verts SQ, qui comptait Olivier Duhamel, un athlète des Olympiques spéciaux originaire de la région du Suroît.

« C’est un événement qui attire de plus en plus de gens et qui gagne en popularité. Nous étions 20 sauteurs la première année. Nous étions plus 250 samedi dernier », souligne Bruno Beaulieu.

La directrice du poste de la Sûreté du Québec Est, la capitaine Ginette Séguin, accompagnée de six agentes de Vaudreuil-Soulanges, a également bravé l’eau glacée.

« J’ai participé à mon premier saut l’année dernière. Cette année, nous avons créé notre équipe, Les Sirènes. Les autres policières du groupe en étaient à leur première expérience, et quelle expérience! Nous avons accumulé une somme de 1660 $. Nous sommes très fières de pouvoir aider nos jeunes des Olympiques spéciaux », a déclaré Ginette Séguin, qui a tenu à remercier les personnes qui les ont encouragées, elle et son équipe, tout au long de leur collecte de fonds.

Également parmi les courageux, on comptait le commandant Martial Mallette, directeur provincial de la Course au flambeau au Québec, Louis Pelletier, inspecteur et représentant du directeur général de la Sûreté du Québec, Stephen Covey, chef de la police du CN, Pierre Brochet, directeur de la police de Laval, Gaétan Courchesne, surintendant principal de la GRC, Marc Parent, directeur du Service de police de la Ville de Montréal, et, enfin, le major Renée Point de la police militaire.

Des centaines de personnes se sont rassemblées pour encourager les sauteurs. Des endroits chauffés et du café étaient à leur disposition, et l’ambiance dynamique était assurée par le poste radiophonique Hits FM.

Bien qu’aucun incident ne se soit produit, une équipe de plongeurs, de techniciens ambulanciers paramédicaux et de bénévoles était présente pour s’assurer du bon déroulement du défi.

Pour participer, chaque personne devait amasser un minimum de 50 $ en dons. L’édition 2014 du Défi de l’ours polaire aura permis d’amasser 70 211 $ au profit des OSQ. Cette somme permettra de soutenir les programmes d’entraînement et les réseaux récréatif et compétitif auxquels participent plus de 5 550 athlètes québécois vivant avec une déficience intellectuelle.

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