Saint-Télesphore a adopté le système D

Si le coût de la vie devient un fardeau de plus en plus lourd à porter pour le contribuable, les municipalités, en particulier, les petites localités doivent composer elles-aussi avec cette réalité.

C’est notamment le cas de Sain-Télesphore, laquelle, malgré les dépenses de fonctionnement de plus en plus élevée, parvient à surnager de belle façon. Le maire Yvon Bériault, le premier admet, toutefois que la Municipalité aura peut-être besoin d’aide éventuellement. « Tout augmente. On l’a vu avec le déneigement. Et il y a les services de la Sureté du Québec (SQ) qui prennent plus de 10 % de notre budget. Le coût par personne pour la SQ est l’un des plus cher dans Vaudrfeuil-Soulanges », évoque-t-il. Le maire précise également qu’il faut parfois être en conformité avec le schéma de risque édicté par la MRC et cela entraîne des coûts ne serait-ce en matière de formation.

« Éventuellement, il va peut-être falloir fusionner des services avec d’autres municipalités pour réduire les dépenses. Embaucher des spécialistes, comme des inspecteurs municipaux qui feront plus qu’une municipalité », explique le maire.

De quoi être fier

Saint-Télesphore est un  charmant petit village et malgré des budgets limités, tous peuvent y trouver leur compte, peu importe l’âge. « Et nous avons deux noyaux villageois, car il fait aussi compter Dalhousie dont le château d’eau fait tout le charme. On a donc tout en double en termes de dépenses. Mais, en même temps, nous sommes très fiers de notre identité », mentionne le premier citoyen de Saint-Télesphore. Située à proximité de la frontière ontarienne, on  peut toujours y voir les bornes séparant le Haut et le Bas Canada, datant de bien avant la Confédération. « Et nous les avons restaurées juste pour montrer que nous en sommes fiers comme nous sommes fiers de nos habitants descendant de familles anglophones. Nous avons toujours, d’ailleurs la petite école de rang ».

Ajoutez à cela le centre communautaire, connecté avec l’ancien presbytère que Saint-Télésphore a tenu à conserver et à en faire l’Hôtel de ville, deux parcs soit André-Leblanc avec son sentier pédestre de 1, 5 km et Léon-Prieur à Dalhousie, la bibliothèque avec ses bénévoles dévoués et vous avec un petit patelin avec plus de services que l’on serait porter à le penser et avec une belle qualité de vie. En passant, le maire est particulièrement fier du parc André-Leblanc. « Le sentier pédestre a été conçu afin de permettre aux citoyens de tous les âges de s’y promener. C’est un coin de détente qui permet à toutes les générations de garder le contact », de décrire Yvon Bériault.

La richesse foncière est élevée à Saint-Télesphore, les fermes, notamment, ayant toujours été bien entretenue. Parce qu’il faut bien le dire, pas moins de 88 % du territoire de la Municipalité est en zone agricole.

Quant à son avenir politique (le prochain scrutin municipal est en novembre) Yvon Bériault est en période de réflexion à savoir s’il va de nouveau briguer les suffrages.

En attendant, ce dernier tenait à rendre hommage aux bénévoles sans qui la Municipalité de Saint-Télesphore ne pourrait appliquer le système D avec autant d’efficacité.

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