Richard Wallot : 50 ans de don de soi

Le 12 décembre 1964, le campivallencien Richard Wallot est ordonné prêtre, au jeune âge de 22 ans. Au fil des décennies, cet homme de cœur a fait son bout de chemin dans la région, souhaitant d’abord et avant tout faire une différence dans sa communauté.

« En arrivant à la paroisse Sainte-Rose-de-Lima en 1992, je suis tombé amoureux avec le milieu. C’était le genre d’église dont je rêvais. » − Richard Wallot

Richard Wallot a grandi à Salaberry-de-Valleyfield. Il exprime son intérêt pour sa vocation à un jeune âge, et poursuit des études au collège de Valleyfield, puis à l’Université d’Ottawa, en théologie. « J’ai beaucoup apprécié cette époque de ma vie. L’enseignement à Ottawa était excellent; c’était la meilleure faculté à l’époque. C’était aussi la période où le Concile Vatican II commençait. Nous étions plongés là-dedans », explique le prêtre perrotois.

Le 12 décembre 1964, à 22 ans, Richard Wallot est ordonné prêtre, bien que la majorité des hommes d’Église soit habituellement ordonnés vers 24 ans. Le jeune homme amorce alors une longue carrière, qui le mènera là où il pourra exploiter son plein potentiel.

Un parcours étonnant

Le parcours de Richard Wallot a été ponctué de postes diversifiés, qui lui ont permis de se familiariser avec différents volets de la vie diocésaine.

Après avoir été ordonné, en 1964, il a occupé le poste de secrétaire de Monseigneur Joseph-Alfred Langlois et de Monseigneur Percival Caza.

Par la suite, il s’est voué à la jeunesse à titre de responsable de la pastorale scolaire dans une polyvalente de Huntington. Le prêtre perrotois se rappelle avec nostalgie cette époque de sa vie. « Il faut se rappeler qu’à l’époque, la pastorale dans les écoles était animée par des prêtres, en soutane. On ne voit plus ça aujourd’hui », souligne-t-il.

Il quitte ensuite la polyvalente pour devenir journaliste à l’hebdomadaire Dimanche Matin, puis à la radio de CKAC. « J’avais la mission de faire connaître ce qui se passait autour de Montréal », précise-t-il.

Richard Wallot poursuit ensuite son chemin, et part étudier à Rome. Cette année en sol européen l’a grandement marqué. « Ça a été une occasion mémorable de m’ouvrir sur l’Église universelle, et de faire preuve d’ouverture sur le monde », enchaîne-t-il.

Dès son retour, il contribue à la création du Centre de formation pastorale de Valleyfield. Il y agira entre autres à titre d’enseignant.

En 1984, à la demande de Monseigneur Robert Lebel, il accepte le poste de vicaire général du diocèse et de coordonnateur de la pastorale.

Finalement, en 1992, après plusieurs années à œuvrer dans l’administration du diocèse, le prêtre souhaite aller en paroisse. Au décès de l’abbé Serge Vinet, de l’église Sainte-Rose-de-Lima, Richard Wallot accepte de prendre la relève et s’enracine à L’Île-Perrot.

Une paroisse à l’image de son curé

Dès son arrivée, Richard Wallot se sent chez lui à L’Île-Perrot. « Lorsque je suis arrivé, j’ai grandement été touché par

Église Sainte-Rose-de-Lima
Église Sainte-Rose-de-Lima

le nombre de bénévoles, et par leur dévouement. La communauté s’était prise en main, et cela m’a beaucoup plus. C’est le genre d’église dont je rêvais », dit-il.

Cette mobilisation des bénévoles l’a particulièrement ému lors de la campagne de financement pour la rénovation des fenêtres et de la toiture de l’église, portée par un groupe de bénévoles mené par Jacqueline Legault et Marcel Rainville. « L’énergie déployée par ces bénévoles était tout simplement incroyable. C’est un cas unique dans le diocèse », expose-t-il.

Selon le prêtre, la célébration du 30e anniversaire du comptoir familial de l’Église, souligné en 2013, a aussi été un moment fort pour mettre en lumière l’engagement des bénévoles qui gravitent autour de l’église.

Célébrer la communauté

Le 14 décembre, une messe spéciale sera célébrée à l’église Sainte-Rose-de-Lima, par Monseigneur Noël Simard, pour souligner les 50 ans d’ordination de Richard Wallot. Le prêtre prendra part aux célébrations avec grand plaisir, mais souhaite partager cette fête avec la communauté. « J’aimerais que cette grande fête ne serve pas qu’à célébrer ma personne, mais toute la vitalité du milieu depuis 22 ans… un milieu qui m’a fait vivre et que j’ai cherché, à mon tour, à faire vivre », dit-il.

Richard Wallot, de l’église Sainte-Rose-de-Lima, Laurier Farmer, de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal, et Gilles Bergeron, de l’église Notre-Dame-de-Lorette, se sont connus sur les bancs d’écoles, à Salaberry-de-Valleyfield, dans la décennie 1950.
Les trois hommes d’Église célèbrent, en 2014, 50 ans de prêtrise. Ne manquez pas les portraits de Gilles Bergeron et de Laurier Farmer dans les prochaines livraisons du journal Première Édition.

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

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