RénoRégion : une aide régionale

Lucie Charlebois, Martin Coiteux et Patrick Bousez, maire de Rivière-Beaudette ont signalé que le programme RénoRégion aura des retombées directes pour les citoyens des région. Photo Christopher C. Jacques
Lucie Charlebois, Martin Coiteux et Patrick Bousez, maire de Rivière-Beaudette ont signalé que le programme RénoRégion aura des retombées directes pour les citoyens des région. Photo Christopher C. Jacques

Actualités – Le ministre Martin Coiteux et sa collègue Lucie Charlebois ont fait un arrêt à Rivière-Beaudette lundi matin. Ils ont annoncé une bonification du programme RénoRégion.

En vertu du programme, le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire met à disposition des propriétaires-occupants à faible revenu une enveloppe de 15 M$ pour la réalisation de travaux visant à corriger des défectuosités majeures de leur résidence. De cette somme, 1,8 M$ seront dédiés à 14 des 15 MRC de la Montérégie dont celle de Vaudreuil-Soulanges.

Le ministre Coiteux a profité de sa présence pour présenter un plaidoyer sur l’importance des régions pour le Québec et le gouvernement du Québec. « Parce que nous sommes un gouvernement des régions qui fait de l’occupation du territoire une priorité, nous avons non seulement décidé de maintenir le programme RénoRégion mais aussi d’augmenter les investissements qui y sont consacrés », a signalé l’élu.

Selon lui, le gouvernement qu’il représente a entendu les préoccupations de certaines municipalités et de propriétaires dans les derniers mois. Il affirme avoir tenu à bonifier le programme. « C’est une bonne nouvelle pour le Québec et pour Vaudreuil-Soulanges », a-t-il conclu.

Un investissement local

Lucie Charlebois, députée de Soulanges, cumule les postes de ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie ainsi que de ministre responsable de la région de la Montérégie.

En ce sens, elle est heureuse de la réserve de 1,8 M$ uniquement pour la région montérégienne.
« Je ne peux m’empêcher de penser que cet investissement aura des retombées positives localement. On a qu’à penser aux gens que cela fera travailler et à l’argent qu’on laissera dans les poches des familles d’ici. Ce sera bon pour l’économie locale », lance la politique.

Aussi, elle se dit fière du travail accompli par le gouvernement Couillard dans la gestion budgétaire. « Cette rigueur financière nous permet maintenant de réinvestir, explique Lucie Charlebois.

D’un autre côté, le programme RénoRégion n’est pas un bar ouvert et ses dépenses seront contrôlées. »

Les sommes accordées dans le cadre du programme seront administrées par la Société d’habitation du Québec et elles seront, par la suite, gérées localement par les MRC ou encore les municipalités.

Un programme, de nombreuses conditions

Les 1,8 M$ consentis par le gouvernement du Québec dans le cadre du programme RénoRégion ne sont pas un « bar ouvert » affirme Lucie Charlebois. En vertu des critères d’admissibilité en place, elle ne se trompe pas.

Ce programme s’adresse aux propriétaires-occupants à faible revenu qui habitent en région rurale. Une personne seule ou en couple sans enfants avec un revenu en deçà de 25 000 $ est considérée à faible revenu. Idem pour une personne ou un couple avec un enfant avec un revenu inférieur à 35 000 $.

Les propriétaires admissibles doivent vivre dans une municipalité qui ne compte pas plus de 15 000 habitants. Les travaux admissibles ne doivent pas se chiffrer à moins de 2000 $ et ils doivent viser à corriger des problèmes de murs extérieurs; d’ouverture; de saillie; de toitures; de structure; d’électricité; de plomberie; de chauffage ou d’isolation thermique.

Les travaux doivent aussi être réalisés par un entrepreneur titulaire d’une licence de la Régie du bâtiment du Québec.
La résidence, quant à elle, doit avoir une valeur inférieure à la valeur maximale établie par la municipalité ou la MRC, laquelle ne peut pas dépasser 100 000 $.

L’aide financière peut atteindre 95 % du coût reconnu pour la réalisation des travaux admissibles, jusqu’à un maximum de 12 000 $. Le montant de l’aide financière est établi par la municipalité ou la MRC. L’aide financière est versée une fois que les travaux sont terminés.

Le montant de l’aide financière est établi en multipliant le coût reconnu pour la réalisation des travaux admissibles par le pourcentage d’aide financière auquel le propriétaire-occupant a droit. Ce pourcentage varie selon l’écart entre le revenu de son ménage et le niveau de revenu applicable, lequel dépend de la région habitée et de la taille du ménage.

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