Question de la semaine dans Soulanges : La pénurie de main-d’oeuvre

Chaque semaine, vos candidats dans Vaudreuil et Soulanges seront invités par VIVA média à répondre à une question qui touche l’un des enjeux principaux de leur circonscription respective. Les candidats et les candidates sont invités à répondre à nos questions en 100 mots. Au-delà de 100 mots, le texte est coupé. Les réponses sont publiées telles quelles, sans reformulation ou révision de la part de notre équipe.

Question 2

Depuis les deux dernières années, la crise de la pénurie de main-d’œuvre dans Vaudreuil-Soulanges s’accélère. Des entreprises de tous les domaines éprouvent des difficultés à recruter des employés.

Quelles mesures seront prises pour favoriser l’accès à la main d’œuvre pour les entreprises de la région touchées par ce phénomène ?

Lucie Charlebois, Parti libéral du Québec

Afin de poursuivre le développement de notre économie, il est de notre responsabilité de veiller à attirer et à retenir de la main-d’oeuvre compétente. Il s’agit d’ailleurs de l’un de mes engagements électoraux. Ainsi, nous devons voir à accélérer l’insertion à l’emploi des personnes aptes au travail et miser sur les travailleurs venant d’ailleurs. Rappelons également que le PLQ a annoncé des investissements supplémentaires en 2018 pour favoriser l’intégration au travail des personnes handicapées et d’expériences en offrant des subventions aux employeurs afin notamment, d’adapter des postes de travail.

Marilyne Picard, Coalition Avenir Québec

Je travaillerai sur plusieurs fronts. Je pense notamment aux incitatifs fiscaux pour encourager la participation au marché du travail le plus longtemps possible; valoriser le travail à temps partiel pour ceux que cela accommode. Il faudra aussi valoriser les parcours de formation professionnelle et technique notamment par la multiplication des programmes études-travail. Assurer une meilleure régionalisation des immigrants; faciliter la reconnaissance de leurs diplômes et de leurs acquits; réduire les délais interminables de traitement de leurs dossiers; faciliter le recrutement à distance par les entreprises.

Samuelle D. Henry, Parti Québébois

Pour contrer la pénurie de travailleurs, le Parti québécois incitera les employeurs à offrir aux travailleurs des modes de fonctionnement plus souples (travail à horaire flexible, travail à la maison)  afin de permettre à certains groupes de personnes (jeunes parents, personnes âgées, personnes avec des limitations de déplacement), d’être sur le marché du travail. Également, il améliorera les conditions salariales du marché du travail en fixant à 15 $ de l’heure le salaire minimum pour rendre plus attractifs les emplois à bas salaires, à horaires atypiques ou saisonniers.

 

Maxime Larue-Bourdages, Québec Solidaire

La solution est simple : le gouvernement doit augmenter le salaire minimum pour qu’il permette de sortir de la pauvreté quand on travaille à temps plein. Au Québec, ce minimum nécessaire est de 15$ l’heure. Ce ne serait rien d’extravagant. Plusieurs villes américaines l’ont déjà fait. Soyez sans crainte, aucune d’entre elles n’a connu de croissance du chômage ni d’augmentation des fermetures d’entreprises. Alors que l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique emboîtent le pas, le Parti libéral continue de faire reposer l’économie du Québec sur du cheap labor. Nous faisons un travail nécessaire qui vous est utile tous les jours.

Étienne Madelein, Nouveau Parti Démocratique du Québec

À court terme, nous proposons de favoriser la coordination entre les entreprises et la main d’oeuvre spécialisée en faisant une meilleure promotion des programmes et outils existants d’Emploi Québec comme le site Placement en ligne et l’Information sur le marché du travail à l’aide de Développement Vaudreuil-Soulanges. À moyen-long terme, la gratuité dans les collèges de formation professionnelle, dans les cégeps et dans les universités publiques permettra à plus de Québécois d’obtenir un diplôme d’études supérieures dès la fin du secondaire ou en retournant aux études et bénéficiera donc aux entreprises à la recherche de main d’oeuvre qualifiée.

 

Dominik Prud’homme, Citoyen au pouvoir du Québec

Chez CAP, nous sommes convaincus que les principaux intervenants doivent être impliqués et consultés afin de trouver les solutions les plus viables et adéquates. Ceci étant dit, voilà une piste de solution. Je crois que les bonnes conditions de travail sont gages d’une main d’oeuvre impliquée et plus nombreuse. Afin d’aider directement les PME, je pense que d’octroyer un crédit d’impôt sur la TVQ pour tout achat local et sur les produits du Québec est de mise. Cela contribuerait à aider  directement les entrepreneurs d’ici. Les organismes de formation et de placement devraient être consultées également.

 

Patrick Marquis, Équipe Autonomiste

La solution ne passe pas nécessairement par l’immigration. Nous propose une restructuration de l’Aide social en divisant ceux-ci en deux catégories, les aptes et les inaptes au travail. Refaisons de l’aide social une aide de dernier recours et stoppons ceux pour qui c’est un mode de vie. La portion apte au travail aurait un laps de temps et/ou des règles à suivre pour se trouver un emploi sans quoi l’aide cesserait/diminuerait. De cette façon, nous aurions une quantité non négligeable de travailleurs prêt à remplir plusieurs emplois et aiderions à la réduction de la pénurie de main d’œuvre non seulement dans la région dans plusieurs régions du Québec.

 

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À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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