Prévention du suicide: T’es important pour moi

 

La Semaine nationale de prévention du suicide débute ce dimanche. L’événement sera souligné partout au Québec et mettra de l’avant le thème « Le suicide n’est pas une option ».

L’objectif de cette semaine, se tenant depuis 27 ans, est de sensibiliser les citoyens et les décideurs au problème et aux moyens de le réduire, augmenter la connaissance des ressources d’aide et mobiliser la population. La semaine de la prévention est un moyen de parler de suicide, un drame qui se vit bien souvent dans le silence.

Filet social

L’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) invite les citoyens à s’engager activement. « C’est ensemble, en étant davantage à l’écoute et en agissant en tant que communauté solidaire, que nous arriverons à renforcer le filet social autour des gens vulnérables pour éviter que les personnes qu’on aime glissent entre les mailles », peut-on lire sur leur site Internet.

Avoir des idées suicidaires peut arriver à tout le monde, mais il existe des facteurs qui peuvent ébranler une personne ou l’aider. L’histoire de vie d’une personne peut la rendre plus vulnérable (abus, violence, problèmes de santé mentale). C’est ce que l’AQPS appelle les facteurs prédisposants. Il existe aussi des facteurs contribuants qui augmentent le niveau de risque comme l’abus de substances, le manque de ressources et des idées suicidaires antérieures. Une peine d’amour, un échec, un rejet ou tout autre événement difficile peut être considéré comme un facteur précipitant. Les seuls facteurs pouvant aider une personne en détresse sont les facteurs de protection, car ils réduisent l’impact des trois précédents. On parle par exemple de la disponibilité de ressources dans l’entourage et la présence de modèles sains.

La meilleure façon de s’aider à s’en sortir, c’est d’en parler. Les personnes qui ont des idées suicidaires ne devraient pas rester seul avec leurs problèmes. Elles peuvent se tourner vers une personne de son entourage ou appeler au 1 866 APPELLE (1 866 277-3553). Ce service téléphonique est ouvert 24 heures par jour, tous les jours de la semaine et est fait en toute confidentialité.

Signes de détresse

Si l’on doute de la détresse d’une personne dans son entourage, l’AQPS suggère d’agir et de valider sa perception. Une personne pensant au suicide envoie habituellement des messages de détresses et de souffrance à son entourage. Des phrases comme « Je veux me suicider » et « Je vais me tuer » sont claires, cependant le désespoir pourrait aussi se formuler par « Je ne m’en sortirai jamais », « Vous seriez mieux sans moi » ou Bientôt, vous aurez la paix ».

Les indices qu’une personne pense au suicide peuvent aussi être dans les gestes : changement radical ou progressif sur le plan des attitudes et des comportements ; don d’objets significatifs; retrait et isolement ; mise en ordre de ses affaires : lettres, règlement de conflits et testament ; changements dans les habitudes alimentaires et de sommeil ; changements au plan de l’hygiène personnelle ; comportements dangereux ; intérêt soudain pour les armes à feu, le suicide, les choses morbides, la réincarnation ou les cimetières.

L’AQPS rappelle aux gens que s’ils sont inquiets ou s’ils ne voient aucun changement chez la personne suicidaire malgré les interventions de son entourage, de communiquez avec une ressource en prévention du suicide en composant le 1 866 APPELLE (1-866-277-3553) ou toute autre ressource disponible afin de pouvoir évaluer l’urgence de la situation, de voir à mettre en branle un plan d’action et pour recevoir du soutien.

Quoi faire :

  • Restez vous-même.
  • La seule façon de savoir si une personne pense au suicide, c’est de lui poser la question directement : « est-ce que tu penses au suicide? »
  • Établissez un climat de confiance et choisissez un bon moment pour aborder la question.
  • Essayez de comprendre ce que vit la personne suicidaire (le plus simple étant de le lui demander directement) et lui faire verbaliser ce qui ne va pas.
  • Parlez avec elle de ses idées suicidaires, demandez-lui «Comment? », « Où? » et « Quand? » (C.O.Q.) elle pense se tuer (si le moyen qu’elle a choisi est facilement accessible en tout temps, le risque qu’elle passe à l’acte est d’autant plus élevé).
  • Rendez les lieux le plus sécuritaires possible.
  • Remisez sous clés les armes à feu, les médicaments ou tout autre élément susceptible d’être utilisé.
  • Ne restez pas seul avec le secret.
  • Remettez-lui les coordonnées de la ligne d’intervention suicide, accessible 24 heures par jour : 1 866 APPELLE (1-866-277-3553).
  • Encouragez la personne à aller chercher de l’aide auprès d’un organisme ou d’un établissement de son milieu (centre de prévention suicide, CSSS, médecin, etc.).
  • Comme proche, allez chercher de l’aide pour aider l’autre.

Source : www.aqps.info

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