PL28 : Le nécessaire bâillon selon Marie-Claude Nichols

Les députés ont siégé pendant 17 h afin de faire accepter le projet de loi 28.
Les députés ont siégé pendant 17 h afin de faire accepter le projet de loi 28.

Politique – Le projet de loi 28 (PL28) a été qualifié de « mammouth » par l’opposition en raison des 337 articles qu’ils comportent. Les parlementaires auront passé 17 h à faire approuver, sous bâillon, le projet de loi qui touche de nombreux domaines.

Le PL28 a un impact autant sur les frais de garde que sur les rétributions aux pharmaciens. Il comporte aussi une loi dédouanant les entreprises minières du devoir de dévoiler certaines informations. Le PL28 voit de plus à la disparition des Conférences régionales des élus (CRÉ) et à la diminution du financement des Centres locaux de développement. L’opposition péquiste, caquiste et solidaire ont non seulement dénoncé les changements en eux-mêmes, mais aussi la forme : le bâillon. Il s’agit d’une mesure exceptionnelle et légale permettant au gouvernement de mettre le pied sur l’accélérateur pour éviter l’obstruction.

Pour Marie-Claude Nichols, députée de Vaudreuil, le bâillon était devenu nécessaire. « L’opposition fait son travail en s’opposant, mais il était devenu clair que les autres partis ne changeraient pas de position. Dans l’attente du PL28, le gouvernement perdait un million de dollars par jour. Nous devions procéder pour arriver à l’équilibre budgétaire», commente l’élue.

Or, elle rejette du revers de la main les allégations que la promulgation d’un tel projet de loi sous bâillon soit antidémocratique. Elle explique : « Le gouvernement actuel a été élu avec le mandat de revenir à l’équilibre budgétaire. Nous avons été élu majoritairement et démocratiquement avec cette volonté clairement dévoilée ».

Elle est d’avis que ce retour au déficit zéro permettra à l’État québécois de reprendre le contrôle de ses politiques et lui donnera une nouvelle liberté dans les années futures.

L’urgence d’agir n’était pas seulement financière, s’il faut en croire la députée. « Nous avions annoncé de nombreuses choses dans les mois passés, mais avec l’absence d’une loi, il y a avait un vide législatif, note-t-elle. Je prends pour exemples les CRÉ. On a annoncé leur abolition, mais rien n’était officiel tant que le PL28 n’était pas accepté. »

Et la classe moyenne dans tout ça?

Marie-Claude Nichols repousse aussi les commentaires des groupes d’opposition sur l’impact négatif des nouvelles dispositions sur les frais de garde sur la classe moyenne. Elle voit plutôt dans le PL28 un projet d’équité entre les contribuables. Elle affirme : « Nous ne retranchons pas d’argent aux gens de la classe moyenne. Nous mettons en place un système plus équitable où les gens payent les services en fonction de leur revenu. »

Or, la députée ne croit pas que le gouvernement se lancera dans une ère de modulation où d’autres services et produits gouvernementaux (SAAQ, Hydro-Québec, etc.) seront modulés en fonction du salaire.

Marie-Claude Nichols conclut : « La priorité de Philippe Couillard et du gouvernement est la classe moyenne. Nous prenons les décisions nécessaires. À la fin de notre mandat, en 2018, les gens vont nous dire que nous avons fait du bon travail.»

Pour voir les réactions du monde des services de garde, cliquez ici.

Pour connaître l’avis de Guy Leclair, député péquiste, cliquez ici.

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