Pacte fiscal: La MRC ajuste le tir

Jean A. Lalonde explique la MRC a dû mettre des projets régionaux sur la glace pour éviter des répercussions sur les finances municipales.
Jean A. Lalonde explique la MRC a dû mettre des projets régionaux sur la glace pour éviter des répercussions sur les finances municipales.

Lors de son dernier conseil, le 27 novembre 2014, la MRC de Vaudreuil-Soulanges a adopté son budget pour l’année 2015. Totalisant 21 334 937 $, le budget 2015 a connu une réduction de 20 % par rapport au budget de l’année en cours.

Dans la foulée de l’adoption du pacte fiscal imposant des compressions de plus de 300 M$ aux Municipalités du Québec, la MRC de Vaudreuil-Soulanges a procédé à un exercice de restriction budgétaire important afin de maintenir un certain équilibre. Cet effort de restriction aura un effet direct sur les services offerts aux Vaudreuil-Soulangeois, selon les responsables de l’organisme.

« Le nouveau pacte fiscal du gouvernement du Québec force la MRC de Vaudreuil-Soulanges à repousser d’au moins une année l’implantation de la collecte des matières organiques sur son territoire. Avec les coupes du gouvernement provincial, nous n’avions pas d’autre choix si nous voulions consolider le développement économique et adopter un budget équilibré », a déclaré Jean A. Lalonde, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et maire de la municipalité de Très-Saint-Rédempteur.

Avec le changement actuel des finances municipales, la MRC de Vaudreuil-Soulanges demande au gouvernement du Québec que toute coupe affectant les finances municipales ou tout transfert de responsabilité soient précédés d’une refonte en profondeur de la fiscalité municipale. Selon les élus de la MRC, ce changement est impératif pour s’assurer que l’équilibre budgétaire recherché au niveau provincial ne se fasse aux frais des Municipalités, des collectivités régionales et des citoyens.

Les Municipalités et les collectivités ont accès à 8 % de l’assiette fiscale pour offrir des services de plus en plus nombreux à la population afin de faire face à des responsabilités croissantes, faisant suite au délestage des paliers supérieurs. Les administrateurs arguent que le système fiscal actuel rend ce transfert de compétences encore plus coûteux pour les citoyens, car les taxes municipales sont payées par les citoyens après impôt.

« Les municipalités, contrairement au gouvernement du Québec, ne peuvent pas se permettre d’enregistrer des déficits, il est donc normal qu’elles aient certains surplus. Il est déplorable de constater que le gouvernement associe les surplus municipaux à des signes de mauvaise gestion, il devrait plutôt nous prendre en exemple », a pour sa part précisé Yvan Cardinal, préfet suppléant de la MRC de Vaudreuil-Soulanges et maire de la ville de Pincourt.

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