« On ne nous écoute pas assez » – Jean-Claude Charrette, producteur agricole

Les producteurs agricoles aimeraient bien avoir une oreille plus attentive des autorités municipales, notamment à Rigaud. Photothèque

Suite à l’article déplorant le manque d’intérêt des producteurs agricoles envers les rencontres à propos d’une politique de développement durable à Rigaud, un agriculteur, Jean-Claude Charrette, tenait à émettre ses commentaires.

Il faut rappeler ici que, à l’automne 2017, la Ville de Rigaud avait  recueilli les commentaires et les idées de plus de 500 citoyens, jeunes, organismes et entreprises pour son plan stratégique dans une perspective de développement durable, à travers des consultations publiques, des rencontres, des activités avec les jeunes et un sondage. Ces démarches étaient menées afin d’assurer la continuité avec son plan stratégique 2010-2020.

À partir de tous ces commentaires et idées reçus, une première version du plan stratégique dans une perspective de développement durable sera éventuellement présentée aux citoyens pour validation, priorisation et discussion.

Lors des inscriptions pour les rencontres de la phase 2 qui se sont déroulées, en mars, la Ville de Rigaud avait déploré l’absence de producteurs agricoles.

Quant à Jean-Claude Charette, producteur agricole depuis 50 ans, ce dernier tient d’abord à préciser qu’il n’est pas indifférent à ces rencontres, bien au contraire. « J’étais présent à la rencontre de la phase 2 avec un agronome et j’y étais aussi à la rencontre de la phase 1 où il n’a jamais été question d’agriculture, tient-il d’abord à mentionner tout en rappelant que 49 % du territoire rigaudien est agricole. Dans la dernière rencontre, il a été question de la relève agricole, mais il n’en avait pas été question dans la phase 1 », affirme-t-il.

« Je n’ai rien contre l’agriculture urbaine et les jardins communautaires, mais si on parlait des terres agricoles et de ce que vivent les producteurs ? On est boudés, rejetés par la municipalité. On dirait que c’est dans la mentalité des gens de Rigaud. Pourtant, j’essaie de m’impliquer, de collaborer. Cela fait cinq ans qu’on demande un petit bout de chemin sur St-Thomas et plusieurs autres revendications datent déjà de deux ans. On ne nous écoute pas assez et ce que je dis, les autres producteurs agricoles le pensent », indique Jean-Claude Charrette.

Bien d’autres points, selon lui devraient être abordés. « Quand il y a des investissements dans des parcs industriels ou en lien avec la Ville, on fait les manchettes avec ça, mais on a investi 2 M $ dans mon rang, notamment pour un silo et un robot de traite, ça on n’en parle pas », fait-il remarquer.

Chose certaine, pour lui, il est faux de prétendre que les producteurs agricoles se désintéressent des préoccupations de  la Ville.

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