NDIP : verte plus que jamais

Un projet majeur et innovateur lancera Notre-Dame-de-l’Île-Perrot comme un chef de file en matière d’agroforesterie.
Un projet majeur et innovateur lancera Notre-Dame-de-l’Île-Perrot comme un chef de file en matière d’agroforesterie.

Projet unique en agroforesterie

Au printemps 2014, 34 hectares de terrains actuellement en friche depuis 30 ans seront le théâtre d’une vaste zone d’expérimentation d’un nouveau procédé en agroforesterie. Notre-Dame-de-l’Île-Perrot accueillera le premier projet québécois d’envergure de cultures intercalaires.

Cette pratique consiste à planter des rangées d’arbres largement espacées les unes des autres de façon à cultiver différents types de plantes comme des fruits, des légumes ou encore des céréales dans l’espace laissé entre les arbres.

Ce projet, qui nécessite des investissements d’environ 300 000 $, a été rendu possible grâce à la coopération de différents acteurs comme la Ville, le Centre local de développement Vaudreuil-Soulanges, le gouvernement du Québec, la Conférence des élus Vallée-du-Haut-Saint-Laurent et des organismes spécialisés en agroforesterie. Il vise à concevoir un site d’essais, d’expérimentation et de démonstrations des cultures intercalaires. Son but est d’abord de créer un site de référence qui pourrait être reproduit un peu partout dans la région. Selon les experts, les cultures intercalaires permettent d’élaborer des techniques d’agriculture durable, de réduire les gaz à effets de serre et aussi de générer des profits avec la vente du bois et des produits cultivés sur place.

Pour y arriver, la façon d’aborder le projet devra évoluer avec le temps. En effet, des essences d’arbres à croissance rapide seront implantées au départ avant de céder la place à des types d’arbres qui prennent plus de temps à atteindre leur pleine maturité. Selon les responsables, cette hybridation permettra de profiter rapidement des bénéfices des cultures intercalaires. Les essences moins rapides, de leur côté, assureront la pérennité du projet. Plus précisément, les spécialistes projettent que le site de démonstration de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot sera viable plusieurs décennies.

Ville verte

Pour Marie-Claude Nichols, mairesse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, le projet de cultures intercalaires en bordure du boulevard Don-Quichotte s’inscrit dans la volonté de la Ville de demeurer résolument verte. « Quelque 70 % de la municipalité est zonée comme terrains agricoles, et c’est ce que désirent les Perrotdamois. Pour eux, la préservation de notre aspect vert et le peu de densité résidentielle sont des éléments importants à conserver », affirme-t-elle. Ainsi, le conseil municipal n’a pas tardé à manifester de l’intérêt à l’égard du projet proposé par le CLD Vaudreuil-Soulanges. D’autre part, Marie-Claude Nichols ne cache pas sa fierté de voir sa Ville accueillir le premier projet de cette nature au Québec. « C’est évidemment une fierté, et nous espérons que notre audace convaincra d’autres municipalités ou d’autres régions à prendre part à une démarche semblable.

Enfin, Robert Beaulieu, directeur de la Montérégie-Ouest au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, souligne que 1 600 hectares de terrains en friche se trouvent à Vaudreuil-Soulanges et que ce projet pourrait être un modèle à suivre pour tirer le meilleur profit de ces zones.

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