Modulation tarifaire des garderies: Non à l’austérité

Le 25 novembre, parents et responsables en service de garde en milieu familial se sont rencontrés afin de discuter des récentes annonces du ministre de la Famille. (Photo Myriam Delisle)
Le 25 novembre, parents et responsables en service de garde en milieu familial se sont rencontrés afin de discuter des récentes annonces du ministre de la Famille. (Photo Myriam Delisle)

Étant donné le contexte de frustrations et de questionnements en lien avec la modulation des frais de garde en milieu subventionné, l’Adim Suroît (Alliance des intervenants en milieu familial) convoquait, mardi soir, les responsables en service de garde (RSG) ainsi que les parents utilisateurs.

Près de 80 personnes, RSG et parents, se sont déplacées afin d’en savoir plus sur le dossier. Mélanie Piché, présidente d’Adim Suroît, a ainsi fourni des réponses à plusieurs questions en faisant la lumière sur les annonces récentes et en expliquant leurs répercussions. D’abord, elle a précisé ce que le revenu brut comprenait, selon la ministre de la famille, Francine Charbonneau, car il s’agit du point de départ pour calculer l’augmentation à venir. Le revenu familial brut comprend non seulement le salaire des parents, mais aussi les intérêts sur l’épargne et les immeubles à revenus, ce qui augmente rapidement le montant que devront déclarer de nombreuses familles. Ainsi, plusieurs familles verront leur revenu brut atteindre une somme importante, laquelle fera augmenter leur contribution parentale.

De lourdes conséquences

Étant régies par le gouvernement, les garderies subventionnées doivent se plier à de nombreuses règles, suivre des protocoles et accepter des inspections régulières. Par ailleurs, le gouvernement a remboursé 55 700 $ aux parents utilisateurs de garderies privées l’année dernière, selon le processus de remboursements anticipés. De plus, les places en milieu familial subventionné coutent 27,83 $ au gouvernement, 53,59 $ en CPE, 43,03 $ en garderie subventionnée et les garderies privées non subventionnées coûtent 30 $ par jour/par enfant.

Mélanie Piché n’a donc qu’une question en tête : « Pourquoi est-ce que ce sont les utilisateurs des garderies subventionnées qui paient la modulation? »

De plus, si le tarif devient trop élevé, une famille peut choisir de retirer son enfant du milieu de garde et rester à la maison plutôt que de travailler. De ce fait, Madame Piché, à l’instar de plusieurs RSG, craint le pire : la disparition des services de garde en milieu familial subventionné.

« Les parents du milieu subventionné vont penser à leur poche et aller vers le privé », a-t-elle lancé lors de la rencontre.

Rien de confirmé

Le dépôt du projet de loi sera déposé le 5 décembre et les RSG d’Adim Suroît comptent bien profiter des jours à venir pour se faire entendre par leurs députés. Et elles invitent les parents à les accompagner dans cette démarche. D’ailleurs, elles prendront action ce samedi 29 novembre de 13 h à 15 h en marchant jusqu’au bureau de monsieur Couillard. La marche Non à l’austérité s’avère un dernier espoir pour les RSG. « On est encore capables de faire quelque chose », a tenu à souligner Mélanie Piché.

 

 

<ParaStyle:S>Myriam Delisle

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Myriam Delisle

Journaliste

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