Mécontentement à Sainte-Marthe

Le directeur général Michel Bertrand fait dos aux citoyens pendant les séances du conseil, mais il ne peut en être autrement étant donné l’exiguïté de l’endroit. (Photo Marie-Maxine Cousineau)
Le directeur général Michel Bertrand fait dos aux citoyens pendant les séances du conseil, mais il ne peut en être autrement étant donné l’exiguïté de l’endroit. (Photo Marie-Maxine Cousineau)

Citoyens et membres du conseil ne s’entendent pas

Le torchon brûle entre une poignée de citoyens et le conseil de ville de Sainte-Marthe.

Pour Huguette Dupras, une conseillère en poste depuis juin 2012, les citoyens ont raison de s’inquiéter des habitudes de ses pairs. « Je me considère comme une conseillère indépendante, et je désire éclaircir la manière dont les choses sont gérées, déclare-t-elle. Je déplore les actions de l’administration municipale parce que tout est tenu secret. Notre mairesse, Aline Guillotte, tient tout secret. C’est beaucoup plus dommageable que de dire franchement la vérité. »

Le directeur général de l’endroit, Michel Bertrand, réplique rapidement aux allégations de la conseillère. « Habituellement, le conseil répond aux questions, explique-t-il. En fait, il le fait quand c’est possible de le faire. Les citoyens qui nous demandent ce qui advient des frais d’avocat, c’est malheureux, mais nous ne pouvons répondre. C’est confidentiel. Ce n’est pas public, et nous avons reçu un avis juridique en ce sens. »

Assis de dos

Autre doléance des quelques citoyens et de la conseillère Dupras : la position physique du directeur général lors des séances du conseil.

« Il fait dos à ses citoyens, s’exclame Huguette Dupras. Ça en dit long. Les gens ont l’impression qu’il se moque d’eux. Il est devant le conseil et fait face à la mairesse. Il peut contrôler ce qu’elle dit. »

Michel Bertrand trouve ironique qu’Huguette Dupras puisse y voir quelque chose de mal. « C’est elle qui se plaint que je m’assois avec le conseil. C’est pourtant ce qui se passe dans 95 % des municipalités. Mais un représentant du MAMROT avait mentionné l’an dernier que ça pourrait être problématique. J’ai donc décidé de m’asseoir ailleurs. Et le seul endroit, c’est où je me trouve actuellement pendant les séances. Avec le rôle que j’ai à jouer, je ne peux quand même pas m’asseoir à l’arrière de la salle. Je suis le directeur général de cette municipalité », plaide le principal intéressé.

Des chèques

Enfin, à la question des chèques dont les numéros sont manquants, Michel Bertrand explique simplement que des défaillances techniques sont responsables. « Nous imprimons les chèques sur l’imprimante de l’hôtel de ville. Il s’agit qu’une autre personne envoie une impression simultanément pour que le chèque soit inutilisable. Pour d’autres, il s’agit peut-être de chèques ayant servi à payer des avocats. De toute manière, une firme comptable vérifie les comptes chaque année. Nous n’avons rien à nous reprocher », conclut-il.

À propos de l'auteur

Yanick Michaud

Directeur de l'information

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