Lucie Charlebois s’explique à Tout le monde en parle

Lucie Charlebois a expliqué les détails la position du gouvernement et la façon dont il entend gérer la vente du cannabis sur territoire québécois. Photothèque

La semaine dernière, la ministre et députée de Soulanges, Lucie Charlebois, était sur le plateau de l’émission « Tout le monde en parle », où elle a dû défendre la position du gouvernement concernant la politique sur la gestion de la légalisation du cannabis sur le territoire du Québec.

L’animateur, Guy A. Lepage, a posé plusieurs questions à la ministre, sur divers sujets sur lesquels les Québécois s’interrogent.  Comme Lucie Charlebois est notamment responsable des saines habitudes de vie, comment se fait-il qu’elle soit responsable d’un tel dossier. Le cannabis parmi les saines habitudes de vie ? « Ça dépend de quel usage on en fait, de répondre spontanément Lucie Charlebois. Nous, comme gouvernement, avons la responsabilité de faire un encadrement, car si on ne le fait pas au plus tard le 1er juillet, les producteurs au Québec pourraient, avec l’aide du gouvernement fédéral, vendre directement aux consommateurs québécois. À la suite des consultations que nous avons eues avec la population, les organismes et les forums d’experts, ce n’est pas ce que les Québécois veulent. Ce qu’ils veulent, c’est une société d’État bien à eux qui ne sera pas basée sur une théorie de profits, mais de prévention, d’information et de sensibilisation et c’est là-dessus que l’on travaille en ce moment », de justifier la ministre qui ne cache avoir elle-même fumé du cannabis.

Quant à l’âge légal pour consommer? Pourquoi 18 ans ? L’animateur de l’émission a fait remarquer que les médecins généralistes et les psychiatres ont recommandé d’interdire la consommation au moins de 21 ans pour une meilleure protection de leur santé mentale, car ils craignent une augmentation de la prévalence des psychoses.    « La science nous démontre que le cerveau est en développement jusqu’à 25 ans, pas 21 ans. Ce sont surtout des jeunes de 18 à 22 ans qui consomment. Ça ne sera à rien de faire semblant que cela n’existe pas. Les jeunes commencent à consommer dès 10-12 ans. C’est inquiétant », dit-elle. Nous voulons amener les gens qui utilisent les marchés illicites à venir vers la société d’État avec des objectifs différents de la SAQ.

La ministre est revenue sur la détection de la consommation auprès des automobilistes. « Les appareils de mesure ne sont pas encore au point, mais la mesure transitoire de considérer la conduite avec des facultés affaiblies comme on le fait pour l’alcool. Des agents évaluateurs sur le terrain connaissent déjà le comportement de ceux qui consomment du cannabis », mentionne Lucie Charlebois.

On parle, au départ, d’une quinzaine de boutiques de la Société québécoise du cannabis (SQC), décrite comme une compagnie à fond social. « Ce n’est pas encore définitif, mais c’est qu’il y aura un site en ligne et les gens pourront faire livrer leur achat à domicile », de révéler la ministre et député de Soulanges.

Celle-ci a également précisé que les sommes amassées par la vente et les taxes serviront à la prévention, la recherche et le traitement de la dépendance.

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