Lucie Charlebois encourage à se conformer à la Loi 52

Mercredi dernier, l’ensemble des maisons de soins palliatifs du Québec ont refusé de front d’offrir le service d’aide à mourir. Pour sa part, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois, invite les établissements de soins à se conformer à la loi.

La nouvelle Loi 52 rendra possible l’aide à mourir à compter de décembre 2015. Cependant, maints établissements de soins palliatifs se prévalent de l’article 13 de la Loi, qui permet de choisir de pratiquer ou non l’aide médicale à mourir.

« L’aide médicale à mourir ne s’inscrit pas dans le mandat d’une maison de soins palliatifs. Une maison de soins palliatifs accompagne les personnes dans la mort jusqu’à la fin, elle ne les aide pas à mourir. Il y a une nuance à faire », a précisé le directeur général de la Maison de soins palliatifs de Vaudreuil-Soulanges la semaine dernière.

Le respect de l’individu

Pour sa part, la ministre Lucie Charlebois parle d’une liberté de choix pour les établissements de santé, mais aborde également le « respect de l’individu ». « Les médecins ont le droit de donner l’aide médicale à mourir, mais s’ils décident de ne pas le donner, ils doivent être capables de recommander un autre médecin qui donne ce service », précise la ministre.

La ministre rappelle que la loi a été votée majoritairement, tous les partis de l’opposition ayant accepté le projet de Loi 52. Le projet de loi a d’ailleurs été proposé à la suite d’une longue commission parlementaire lors de laquelle des intervenants et membres de la population de l’ensemble du Québec ont été interrogés au sujet de l’aide médicale à mourir.

« Certains établissements ont effectivement manifesté leur opposition, mais les commentaires recueillis étaient en très grande majorité en faveur du projet », précise la ministre.

La ministre affirme que cette commission parlementaire, effectuée alors que le Parti libéral du Québec était au pouvoir, s’est tenue sur une longue période de temps et s’est terminée en 2012. Puis, après les élections provinciales lors desquelles le pouvoir est passé aux mains du Parti Québécois, le projet est tombé dans l’oubli.

Les Libéraux ont donc repris le projet là où ils l’avaient laissé deux ans auparavant. « Les députés se sont tous prononcés selon leur conscience et leur choix. En tant que législatrice, j’encourage les établissements de soins à se conformer à la Loi 52 », conclut Lucie Charlebois.

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