Lettre ouverte : Plus de pouvoirs aux villes, moins aux pétrolières

Dans la foulée des audiences publiques sur le projet Énergie-Est de la Communauté métropolitaine de Montréal, la députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et porte-parole en environnement de Québec solidaire, Manon Massé, a souhaité adresser quelques mots aux citoyens de Vaudreuil-Soulanges.

« Les conseils municipaux des 23 municipalités de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, qui regroupe 140 000 personnes, ont récemment adopté des résolutions contre le passage de l’oléoduc Énergie Est de TransCanada sur leur territoire. De son côté, le collectif « Les citoyens au courant » mène une mobilisation très active et a même convaincu l’Office national de l’énergie d’obliger Enbridge à effectuer des tests de solidité sur certaines portions de l’oléoduc 9B.

Québec solidaire applaudit ce courage. Quel soulagement de constater que certains et certaines voient clair dans le jeu de l’industrie pétrolière et gazière : non seulement aucune retombée économique n’a été démontrée, mais les dangers pour nos terres agricoles, notre eau et nos milieux naturels sont nombreux.

Malheureusement, en vertu de diverses lois canadiennes et québécoises, les industries peuvent opérer dans votre cour arrière presque comme si elles étaient chez elles. L’approbation finale de tout projet appartient au gouvernement canadien, qui exige le strict minimum de la part de l’industrie.

Les villes ne peuvent pas compter davantage sur le Parti libéral du Québec pour faire respecter leur volonté. La complaisance du premier ministre Philippe Couillard envers les pétrolières l’empêche de se tenir debout face au fédéral.

Il préfère se cacher derrière des questions de juridiction pour faire distraction et attirer l’attention des villes ailleurs. La semaine dernière, le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, n’a pas hésité à couper 300 millions $ aux municipalités en échange de quelques pouvoirs administratifs.

Je pense que ce dont les 23 maires et mairesses de la MRC Vaudreuil-Soulanges ont besoin avant tout, c’est du pouvoir de refuser qu’un oléoduc rempli de pétrole sale de l’Alberta passe sous la rivière des Outaouais.

Je comprends très bien le sentiment de colère et d’impuissance des villes et des municipalités. Depuis sa fondation, Québec solidaire propose de donner plus de pouvoirs aux villes pour protéger leur territoire des grandes pétrolières.

En attendant, seule la pression citoyenne peut renverser la vapeur. Vous avez raison de dire non et d’exiger autre chose comme projet de société. Au nom de Québec solidaire, je vous dis merci et vous promets que nous serons toujours à vos côtés. Si nous travaillons ensemble, citoyens et citoyennes, groupes écologistes et élu.es municipaux et provinciaux, l’oléoduc de TransCanada ne passera pas chez vous. »

– Manon Massé, députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques et porte-parole en environnement de Québec solidaire.

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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