Les Zurbains: Soir de première pour Safoua Taoussi

Safoua Taoussi, au centre à l’avant, en compagnie de la metteure en scène Monique Gosselin, des acteurs de la pièce ainsi que de ses collègues de classe et de son enseignant. Photo courtoisie

La première de l’édition 2017 des Zurbains au théâtre Denise-Pelletier, le 27 avril, avait une connotation bien particulière puisque le conte Je veux un chawarma, de Safoua Taoussi, était au programme.

« Les Zurbains, c’est un formidable projet d’écriture qui donne la parole aux adolescents. Ce spectacle, c’est l’aboutissement d’un long processus pour Safoua. Son texte, elle l’a écrit, elle l’a présenté en classe, puis il a continué son chemin en s’enrichissant et en s’émancipant jusqu’à ce qu’il soit porté sur scène par une autre voix », lance Michaël Grégoire, enseignant à la Cité-des-Jeunes, qui propose cet exercice d’écriture, chaque année, à ses étudiants. C’est la première fois que l’un des textes de la classe fait partie du spectacle final.

Safoua Taoussi a assisté à la première en compagnie de ses collègues de classe, de son professeur ainsi que de sa famille. Comme on peut s’en douter, le moment a été magique pour eux. « L’un de ces moments qui arrivent trop rarement dans une vie. Sur place, nous nous sommes donc laissés envahir par les émotions et nous avons cherché à profiter pleinement de cet instant. Safoua peut être fière de tout ce qu’elle a accompli », d’ajouter Michaël Grégoire.

« Comme j’étais avec ma classe, le stress était parti. Ça restait que je présentais ça devant mes parents et ma famille. J’avais hâte qu’ils voient le résultat final. J’avais déjà rencontré l’acteur, mais je ne savais pas vraiment où ça allait partir. Ce qui m’a le plus touchée, c’est que dans ma pièce il y a un moment où l’on change d’atmosphère. Pendant ce moment, il y a toujours un silence dans la salle. Je n’écoute plus le texte de l’acteur, j’écoute juste le silence du public. C’est ça que j’aime, parce que c’est ça que je voulais créer », raconte Safoua, qui est plus touchée par cet instant que par les applaudissements à la fin.

De l’avis général des jeunes qui étaient présents lors de cette représentation, le texte de Safoua est celui qui les a le plus touchés. Un article du journal Le Devoir, publié le 1er mai, le qualifie d’ailleurs d’«immense texte sur la violence inutile». Que dire de plus ? Bravo !

 

 

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