Les oiseaux migrateurs plus fiables que la marmotte Phil?

Ces temps-ci, on observe de plus en plus d’oiseaux migrateurs, revenus de leur périple dans le Sud pour commencer à s’ébattre sur les branches de nos arbres.

Des espèces d’oiseaux, qui ne devraient pas être ici avant la mi-mars, ont déjà pointé leur bec dans les parages. « Depuis le début de la semaine, on a observé plusieurs espèces d’oiseaux qui ont fait un retour hâtif », mentionne Michel Juteau, du Club ornithologique de Vaudreuil-Soulanges. Ce dernier mentionne des exemples tels le quiscale bronzé, les oies de neiges, le carouge à épaulettes, le goéland à bec cerclé et le canard pilet. Michel Juteau, le 27 février, a observé une quarantaine de quiscales bronzés. « Il y a parfois des solitaires qui vont revenir, mais autant à la fois, c’est plutôt rare », indique-t-il. Le cardinal rouge a aussi commencé à chanter depuis deux semaines. « Depuis le début de la semaine, on a observé entre 5000 et 10 000 oies blanches dans la région de Saint-Zotique et Salaberry-de-Valleyfield, nous dit Michel Juteau. C’est normal puisque les terres agricoles sont des excellents sites nourriciers pour les oies blanches », précise l’ornithologue.

Changements climatiques

Bien sûr, on peut attribuer ce phénomène aux changements climatiques. Mais dès que les oiseaux peuvent trouver de la nourriture, ils peuvent très bien affronter les derniers soubresauts de l’hiver, selon Michel Juteau. « Mais vous savez, il y a des espèces qui, traditionnellement quittaient le Québec pour émigrer et qui restent ici pendant l’hiver », révèle Michel Juteau qui cite le merle d’Amérique ou les bernaches. Et en ce qui concerne les canards, tant que les plans d’eau ne sont pas gelés, certaines espèces peuvent rester également pour l’hiver.
Outre le climat de plus en plus propice à ce genre de phénomène, on remarque que les petits fruits sont plus nombreux et comme plusieurs oiseaux s’en nourrissent et tant qu’il y a quelque chose à manger….
S’il s’agit de granivores, les oiseaux peuvent toujours compter sur les mangeoires que l’on retrouve un peu partout chez les habitants. « Les insectivores n’ont pas intérêt, eux à revenir trop tôt, à moins qu’ils nichent près de certains domiciles où ils peuvent trouver des araignées », fait remarquer Michel Juteau.
En contrepartie, les oiseaux quittent-ils les environs en direction du sud plus tard? « Les oiseaux ressentent le temps à venir. Si c’est frisquet, ils vont partir plus tôt et à l’inverse, si le temps est clément plus longtemps, ils vont retarder leur départ », de dire Michel Juteau. Chose certaine, les oiseaux commencent à passer moins de temps dans le Sud que les « snow birds. »

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